Fan-club officiel de l’équipe Euskaltel-Euskadi

Fan-club officiel de l’équipe Euskaltel-Euskadi

Partager...

Accueil du site > Les infos de l’équipe > Archives 2011 > Interviews et infos diverses > Samuel Sanchez : "Je veux gagner, et si c’est impossible, être sur le (...)

Samuel Sanchez : "Je veux gagner, et si c’est impossible, être sur le podium"

samedi 9 avril 2011

A la veille de la dernière étape, le chrono décisif de Zalla (24 km), et avec 11 coureurs classés au général à moins de 20 secondes, Samuel Sanchez prend le temps de répondre à une interview.


- Gara : Comment as-tu vécu le sprint de Freire où tu es entré pour tenter de prendre le maillot jaune et partir en dernier ?

- Samuel Sanchez : Ils étaient juste devant moi, j’ai vu qu’il le poussait, mais je n’y ai pas prêté attention, et je viens d’apprendre qu’il l’ont disqualifié. Moi, j’ai été enfermé et j’ai été prudent, parce que j’ai touché la roue d’un coureur et j’ai failli tomber. Je ne pouvais pas être plus à l’avant.

- Gara : C’est dommage qu’à Arrate, tu ne sprintes pas un peu plus pour prendre une seconde qui t’aurait donné le maillot...

- Samuel Sanchez : Je suis arrivé asphyxié, je croyais qu’il y avait un écart et je n’ai pas vu qu’ils arrivaient si vite. Je croyais avoir pris une seconde, mais les juges ne me l’ont pas donnée. C’est dommage, mais la victoire est p)lus importante pour l’équipe, parce que déjà nous ne partons pas les poches vides de l’Euskal Herriko Itzulia.

- Gara : Cette victoire et celle de Lizarra donne une certaine tranquillité en vue du chrono ?

- Samuel Sanchez : Les victoires sont toujours importantes. A la fin de l’année dernière, nous avions 17 victoires et à cette époque nous n’en avions qu’une. Cette saison nous en avons deux, le niveau de l’équipe est élevé, elle s’engage, elle se donne à 100%, et on ne peut rien nous reprocher. Si nous n’avons pas fait plus, c’est parce que la chance ne nous a pas accompagnés ou parce que nous n’avons pas pu, mais toute l’équipe a été bien.

- Gara : Tu as été surpris qu’à Arrate les hommes forts n’essaient pas de prendre du temps sur Klöden ?

- Samuel Sanchez : Ca a été une montée bizarre, très conditionnée par le vent de face. Les forces étaient très comparables. Quand il fait si chaud, les forces s’égalisent beaucoup. Ca fait des années que nous n’avons pas en avril des températures pareilles, ça a été une journée très fatigante et les gens ne se rendent pas compte que le fait de dépasser les 30° en avril, c’est très dur. Celui qui a rompu la glace, c’est Tondo, qui a fait une excellente montée, mais avec le vent de face et quelques attaques, nous avons réussi à le reprendre et j’ai pu m’imposer.

- Gara : A Arrate comme sur les autres étapes, tu as couru caché, cherchant à économiser les efforts ?

- Samuel Sanchez : Tout le monde tente de les économiser parce que cette course ne te permet aucune erreur. J’ai l’expérience de l’année dernière, où dès le premier jour, je me suis retrouvé hors-jeu pour le général. Personne ne veut commettre une erreur comme celle là, tout le monde essaie de s’économiser et ne dépense que les forces nécessaires, mais le public ne peut pas se plaindre du spectacle parce qu’il s’est passé quelque chose tous les jours.

- Gara : Depuis qu’on monte Arrate, jamais 11 coureurs sont arrivés au chrono en 18 secondes...

- Samuel Sanchez : Oui, mais l’année où je suis parti leader dans ce chrono (en 2006), nous étions plus et c’est celui qu’on attendait le moins qui a gagné. Nous étions favoris, Alberto et moi, et nous ne sommes même pas montés sur le podium. C’est Marchante, Valverde et Colom qui sont montés. Il y a deux ans, oui, les 3 premiers du général ont pris les 3 premières places, Alberto, Colom et moi. Arrate n’avait pas plus fait la sélection.

- Gara : Jusqu’à Arrate, on te donnait comme favori et maintenant c’est Klöden...

- Samuel Sanchez : Moi, je vois que Klöden est bien, mais il y a aussi Vinokourov, Intxausti, Horner... De tous ceux qui sont placés au général, n’importe lequel peut gagner. Parmi les 10, la surprise peut surgir facilement. Il va faire très chaud, c’est un parcours très exigeant et on verra quel est celui qui a le plus de force. Pour moi, Tony Martin est le favori pour gagner le chrono parce qu’aujourd’hui (pour hier) il est resté dans le peloton pour garder des forces. Il faut voir comment souffle le vent, parce que la première partie est très découverte et après on verra qui va le plus vite.

- Gara : Tu as le sentiment d’être à la veille d’un jour spécial où tu peux gagner le tour de ton second domicile ?

- Samuel Sanchez : C’est une belle journée, parce que si le chrono se passe bien, je peux atteindre un de mes rêves. C’est difficile parce qu’il y a des rivaux qui sont meilleurs que moi en contre la montre, ils l’ont montré dans d’autres chronos, mais il ne faut pas perdre confiance et il faut partir pour voir ce qui nous attend. Ce chrono n’a aucun secret pour moi, c’est la troisième fois que je le fais. Et pour moi, ce parcours est très spécial parce que j’ai grandi ici en tant que coureur cycliste, mais aussi en tant que personne. J’ai passé une grande part de ma vie dans las Encartaciones et c’est comme si c’était chez moi.

- Gara : Où peut être la clé ?

- Samuel Sanchez : C’est un chrono pour les coureurs qui terminent forts l’épreuve. On va voir qui termine avec de bonnes jambes et ceux qui sont plus touchés. Ce chrono me ment pas, il faut avoir de la force parce qu’il y a deux ascensions qui font très mal.

- Gara : Aujourd’hui, tu ne signes que pour la victoire finale, ou est-ce qu’un podium serait aussi un bon résultat ?

- Samuel Sanchez : Je veux gagner, mais si ce n’est pas le cas, être sur le podium me plairait, partir une fois de plus avec un podium et une étape. Mais je préfère gagner parce que c’est ce qui me manque. J’ai trois podiums et cinq étapes et je crois que personne qui soit en activité n’ait ce palmarès sur cette course, sauf Alberto, avec deux victoires au général et quatre étapes.

- Gara : Avec les années, tu valorises mieux ton palmarès ?

- Samuel Sanchez : Ce qui importe, c’est que l’équipe soit contente et le bilan de cette année est bon avec deux victoires et 4 secondes places. On ne peut pas demander beaucoup plus.

Traduit d’un article paru sur gara.net


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | Site web réalisé par webmaster-peloton.com