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Samuel Sanchez : "Peu de coureurs ont autant envie que moi de gagner la Vuelta al Pais Vasco"

dimanche 3 avril 2011

A 24h du départ du premier gros objectif de sa saison, le leader de l’équipe Euskaltel-Euskadi revient sur sa victoire d’hier et évoque ses chances de gagner cette semaine et la méthode qu’il faudra utiliser. Interview.


- El Correo (EC) : La première victoire de l’année a tardé à venir, mais elle arrive au meilleur moment, tout près de la Vuelta al Pais Vasco.

- Samuel Sanchez : Ca a été une journée difficile. Il faisait chaud et il y a eu beaucoup d’attaques. L’équipe a très bien travaillé. Velasco, Verdugo et Anton m’ont aidé dans la partie finale. Nous avons su avoir la patience pour s’imposer au Puy. C’est bon d’ouvrir le compteur de victoires ici.

- EC : Demain démarre la Vuelta al Pais Vasco, la course que tu n’a pas encore réussi à gagner.

- Samuel Sanchez : Peu de coureurs auront l’envie que j’ai de la gagner. Parce que j’ai été 3e à trois reprises. Parce qu’une partie de ma vie et toute ma vie professionnelle s’est déroulée ici. Parce que mon équipe est d’ici... C’est beaucoup de choses. Et pour le prestige de cette course, une des plus importantes du monde.

- EC : Le final est à Zalla, ton second foyer. Ca te motive ou ça te met la pression ?

- Samuel Sanchez : Ca me motive. Je courrai devant mes voisins et mes amis de Güeñes. Il faut toujours avoir du respect par rapport à une course, mais j’y vais sans pression. Il faut s’isoler. On ne peut pas perdre de force à cela.

- EC : C’est à dire que tu ne perds pas de temps à te souvenir des déroutes subies sur cette course, ou lors du chrono de Zalla en 2006, quand tu étais favori et que Marchante a gagné.

- Samuel Sanchez : Non. C’est du passé. On le laisse derrière. Moi j’ai perdu ma mère il y a 10 ans et je ne pense pas à ça. Il faut regarder devant soi. Tu ne peux pas rester figé.

- EC : Que s’était-il passé dans ce chrono ?

- Samuel Sanchez : J’avais été en jaune dès le deuxième jour et ça m’a peut-être fatigué. Mais maintenant je ne suis plus le même coureur. Avant je ne marchais pas en contre la montre. Maintenant je me suis amélioré. Ce jour là, Contador et moi étions les favoris et nous avons perdu tous les deux.

- EC : En quoi as-tu changé depuis 2006 ?

- Samuel Sanchez : J’ai plus d’expérience dans la vie et sur la route. Je me connais mieux. Des fois, vouloir c’est pouvoir.

- EC : Que te disent tes fils quand ils te voient partir à une course ?

- Samuel Sanchez : Bon, on plaisante. Je demande toujours au petit "qui va gagner ?" et il répond "Papa". Après quand il est à la maison et qu’il regarde la course à la télé, il dit "Mais maman, papa ne gagne pas".

- EC : Jusqu’à hier, le petit ne t’avais pas vu gagner cette année, mais il t’avais vu deux fois second à Paris-Nice.

- Samuel Sanchez : Il regarde les courses de vélo, mais il préfère celles de Moto GP. C’est incroyable de voir comment un enfant si petit connait les noms de tous les pilotes. Les deux roues l’intéressent beaucoup.

- EC : Comme à son père.

- Samuel Sanchez : Oui. Je suis tous les sports motorisés.

- EC : A Paris-Nice un coureur aussi lent que Klöden t’a battu au sprint. Ca fait mal ?

- Samuel Sanchez : Bon, un peu, oui. Mais je n’y pense pas. On ne peut plus le changer. Il faut tirer le point positif des erreurs pour ne plus les commettre une autre fois.

- EC : Après, au Critérium International, tu as subi une défaillance quand tu as attaqué pour gagner l’étape. Tu as pensé que le plan de préparation avait échoué ?

- Samuel Sanchez : Non. C’était un mauvais moment. Ca avait été une étape dure, il faisait chaud, je me suis lancé vers la victoire en aveugle... c’est une accumulation de choses. L’effort, les allergies... Mais je n’y accorde pas une grande importance. J’allais bien, à l’aise. C’est un coup de barre et ça ne prévient pas.

- EC : Gonzalez de Galdeano, manager d’Euskaltel, dit que tu es parfois trop calculateur.

- Samuel Sanchez : C’est que le cyclisme d’aujourd’hui a changé. Les efforts s’économisent beaucoup. Si tu donnes un coup de pédale de plus, il y a toujours quelqu’un derrière qui va en profiter. Les courses demandent de beaucoup calculer. Le seul coureur qui peut faire étalage de ses forces, c’est Alberto (Contador). C’est pour ça qu’il a gagné 5 grands tours. Les autres, nous ne faisons pas étalage. Nous ne sommes pas à son niveau.

- EC : Contador, en plus, a montrer sa force mentale. Après 8 mois de suspension, il revient et il gagne.

- Samuel Sanchez : Il est digne d’admiration. Je lui envoie souvent des messages d’encouragement. C’est admirable de voir comment il est sorti s’entrainer chaque jour, alors que la facilité aurait été de rester à la maison en attendant de voir comment allait se résoudre son cas. Je l’admire et il le sait.

- EC : A la Vuelta al Pais Vasco, il y aura des spécialistes du chrono comme Martin ou Klöden. Il faudra les éloigner avant d’arriver à Zalla.

- Samuel Sanchez : Sur le papier, oui. Mais la presse basque parle beaucoup d’Euskaltel Euskadi et il faut se rendre compte du potentiel qu’ont des équipes comme Leopard, RadioShack, Liquigas... Elles font peur. Nous, sur le papier, nous sommes inférieurs. Il faut donc être prudents. Nous ne sommes pas en mesure de prendre la responsabilité de la course dès le premier jour. Il y a des équipes qui ont un budget deux fois supérieur au notre. On ne peut pas nous demander l’impossible. Nous devrons être très calculateurs.

- EC : Ce sera ça ton attitude au départ de Zumarraga ?

- Samuel Sanchez : Nous nous surveillerons tous. Les rivaux savent que moi, je cours à domicile et cette course est très importante pour Euskaltel Euskadi, mais ils ne doivent pas penser que nous allons prendre les rênes dès le départ. Il y a une équipe qui peut marquer le rythme, c’est RadioShack. Ils ont trois candidats à la victoire, Leipheimer, Kloden et Horner, le vainqueur sortant. Ils peuvent contrôler la course comme ils veulent.

- EC : Ce sont trois coureurs vétérans, plus âgés que toi. Ca t’encourage ?

- Samuel Sanchez : Oui. Le cyclisme change. Maintenant c’est un sport où on dure plus longtemps. C’est beau. Tu peux profiter plus longtemps de ton travail. Moi, je me sens très bien à 33 ans, mais qui sait ce qui se passera la saison prochaine ? Pour continuer, il faut des résultats. Sinon, ce n’est pas la peine.

Traduit d’un article en espagnol paru sur elcorreo.com


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