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Igor Gonzalez de Galdeano : "Nous voulons récupérer Astarloza"

samedi 2 avril 2011

Interview du Manager Général de l’équipe Euskaltel-Euskadi qui répond à plusieurs questions concernant l’actualité du cyclisme et envisage la suite de la saison en cours.


- El Correo (EC) : Un objectif clé de la saison arrive. Tu prépares ton équipe pour qu’elle soit la référence lors de la Vuelta al Pais Vasco ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Nous sommes bien. Cette année, la Vuelta al Pais Vasco a une participation de très haut niveau et je crois que, en plus de nous, d’autres équipes s’impliqueront dans le contrôle de la course. Ici, personne ne vient pour se promener.

- EC : C’est le parcours parfait pour Samuel ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Il est très exigeant. Et c’est bon pour lui. Samuel a toujours bien marché sur cette course. Il y aura de nouveaux coureurs, très fort, mais Samuel garde son statut et j’ai une grande confiance en lui.

- EC : Au Critérium International il a subi une défaillance. Qu’en as-tu pensé ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Que ça a été un mauvais moment. Beaucoup de choses se sont ajoutées : c’était une étape très exigeante et il s’est laissé emporter par son coeur, chose qui lui a coûté par la suite. Samuel avait oublié cette vaillance d’attaquer. Cette défaillance ne veut rien dire.

- EC : Samuel est devenu plus attentiste ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : L’âge te rend plus calculateur. Mais peut-être s’est-il toujours trop réservé.

- EC : Vous allez le jouer sur le chrono final de Zalla ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Non. Il n’y aura pas de gros écart, mais Samuel doit éloigner avant des gens comme Martin.

Problèmes physiques

- EC : Euskaltel a deux leaders clairs, Samuel et Anton, mais jusqu’au 3e de la formation, la distance est énorme.

- Igor Gonzalez de Galdeano : Bon, ce qu’il y a, c’est que Sicard a beaucoup de problèmes physiques. Il était l’homme pour cette place, qui devait remplacer l’absence d’Intxausti.

- EC : C’est difficile de couvrir l’ensemble du calendrier avec l’équipe actuelle ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Oui. Nous avons 5 blessés. J’ai 18 coureurs pour tout. Nous sommes très justes. Et il n’y a pas non plus beaucoup de possibilités de recrutements.

- EC : C’est une pression d’arriver à la Vuelta al Pais Vasco sans victoire ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Nous aurions la pression si nous n’étions pas passés si près de la victoire. Mais Gorka Izagirre a été deux fois second et Samuel, trois fois. Les victoires viendront. Et je crois que ça peut être à la Vuelta al Pais Vasco.

- EC : Remporter des victoires et marquer des points est essentiel pour garder sa place dans le WorldTour.

- Igor Gonzalez de Galdeano : Bien-sûr. Avant, nous avions la garantie d’avoir notre place sur les Grands Tours. Maintenant, il y a des descentes. Et si tu descends, il est très compliqué de revenir en 1e division. C’est pour cette raison que, depuis que je suis arrivé dans l’équipe, nous luttons pour le classement par équipe. Nous ne pouvons pas recruter des gens de l’extérieur et nous sommes obligés de lutter deux fois plus. Ne plus être dans le WorldTour serait dur pour ce projet.

A la frontière

- EC : Quelle place occupez-vous actuellement ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Nous sommes 15e sur 18. A la limite. Mais toute la saison est devant nous. Et en plus, le système de points n’est pas encore clair. L’année dernière, avec l’ancien système, il y a eu le cas de Vacansoleil qui était en 2e division et qui s’est retrouvée classée à la 7e place dans la liste du ProTour. Ou le cas de Leopard, qui, grâce à son chéquier, s’est classée première avant même d’avoir commencé. Il faut récompenser les sponsors qui sont là depuis longtemps.

- EC : On parle de schisme dans le cyclisme. Il y a 11 équipes qui menacent de créer une ligue hors de l’UCI. Où se situe Euskaltel Euskadi ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Ce qui est sûr pour nous, c’est qu’il faut respecter les décisions de l’UCI.Nous sommes aussi membres de l’association des équipes et nous faisons des propositions. En ce moment, le sponsoring du sport traverse un moment très compliqué et chacun doit se centrer sur la poursuite de son projet.

- EC : Le conflit a démarré avec l’interdiction des oreillettes.

- Igor Gonzalez de Galdeano : L’avenir du cyclisme ne dépend pas de ça. L’affaire de l’oreillette, c’est peut-être la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Moi, je suis partisan de l’utilisation de l’oreillette. La direction d’une entreprise paie ses employés et a le droit de les diriger. A la Vuelta a Murcia, Mikel Landa a foncé dans un arbre parce que nous n’avons pas pu le prévenir par radio du fait qu’il y avait eu une chute.

Plus de possibilités que jamais

- EC : Après la Vuelta al Pais Vasco, Euskaltel Euskadi ira au Giro avec plus de chances que jamais. Avec Igor Anton.

- Igor Gonzalez de Galdeano : Nous avons sacrifié le début de saison d’Igor pour qu’il arrive bien au Giro. C’est notre grande chance d’avoir une présence au Giro, pour motiver nos supporters. J’ai confiance dans le fait qu’il gagnera une étape importante du Giro.

- EC : 2010 a été la meilleure saison d’Euskaltel. Mais déjà c’est du passé. On repart de zéro chaque année. Tu t’es habitué à vivre avec cette tension ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Non. Quand j’étais cyclistes, je vivais 24h par jour pour le cyclisme. Maintenant, 24h par jour pour l’équipe. Il y a des problèmes qui t’empêchent de dormir. Ce travail ne te laisse pas profiter des exploits. Tu es toujours en train de regarder plus loin, de planifier le futur.

Nous voulons récupérer Astarloza

- EC : Des chutes, des blessures, l’équipe est juste... En juin, Mikel Astarloza termine sa sanction et il pourra reprendre la compétition.

- Igor Gonzalez de Galdeano : Il y a deux mois, on m’a posé la question, et, comme nous avions l’équipe au complet, je ne l’envisageais pas. Mais ensuite, nous avons eu beaucoup de problèmes avec des chutes et des blessures. Mikel est une personne aimée en Guipuzcoa et aussi par les supporters basques. Et c’est un bon coureur. Aussi, maintenant, oui, nous envisageons son retour dans l’équipe.

- EC : C’est un coureur de l’élite qui, une fois payée sa punition pour dopage, retrouve sa licence.

- Igor Gonzalez de Galdeano : Comme c’est arrivé à beaucoup d’autres coureurs. En ce moment, nous pensons à le récupérer et, sûrement, nous compterons sur lui pour l’année prochaine.

- EC : Il a été contrôlé positif en juin 2009. Il pourrait revenir dès juin ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Je ne sais pas. Il faudra voir quand est-ce qu’il peut revenir. Mikel Astarloza a été important pour nous par le passé et le sera à nouveau dans le futur.

- EC : Il reviendra comme d’autres sanctionnés célèbres, Ivan Basso, Alexandre Vinokourov, Alejandro Valverde...

- Igor Gonzalez de Galdeano : Il n’y a rien qui l’empêche de revenir. Les sanction doivent être effectuées et après, comme celui qui sort de prison, il y a le droit à la ré-insertion.

- EC : C’est si difficile de trouver des coureurs en Euskadi ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : De 21 à 26 ans, de Pello Bilbao à Mikel Nieve, nous avons des coureurs importants. Cette équipe a un grand niveau garantie pour 4 années. Après, nous verrons ce qui vient. En Euskadi, nous sommes peu nombreux et nous nous entendons mal. Il y a trop d’affrontements entre les équipes amateurs basques. Et moi, j’ai toujours dit qu’ils ont tous leur place chez Euskaltel Euskadi.

Traduit de deux articles en espagnol parus sur elcorreo.com et elcorreo.com


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