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Peio Bilbao : "je ne me mets aucune pression"

lundi 14 mars 2011

Peio Bilbao est le centième coureur à intégrer l’équipe basque. A 21 ans, il ne se met aucune pression et espère apprendre et progresser.


- Deia : Faisons un jeu. Fais une phrase en utilisant les mots : surprise, rêve, espoir et pression.

- Peio Bilbao : D’abord, ça a été une surprise. J’étais tranquille chez Orbea, je prenais confiance avec les co-équipiers que je ne connaissais pas beaucoup encore, et comme ça, on m’a annoncé cette nouvelle qui m’a donné beaucoup d’espoir, vu que c’est le rêve de la majorité des coureurs d’ici, courir chez Euskaltel, l’équipe basque. La pression ? Au départ, aucune pour moi, vu que j’ai 4 ans et ça laisse du temps pour apprendre pendant un ou deux ans.

- Deia : Quel niveau d’exigence t’a donné Galdeano ?

- Peio Bilbao : Il m’a dit de continuer ma progression et ils ne me mettent aucune pression en ce qui concerne les résultats. Ils m’encouragent à continuer mes études, à continuer à progresser peu à peu dans le cyclisme. Je vais courir des courses en théorie plus faciles pour m’adapter à la catégorie.

- Deia : Ton calendrier va être modifié par rapport à celui qui était prévu chez Orbea ?

- Peio Bilbao : Il va changer un peu, mais on verra comment seront les autres coureurs, en fonction des blessures... ça change toujours parce qu’il faut boucher un trou, mais normalement je courrai les courses continentales.

- Deia : Tu pourrais te retrouver à courir un des 3 grands tours ?

- Peio Bilbao : Non, bien-sûr que non.

- Deia : Quelles courses courras-tu en début de saison ?

- Peio Bilbao : La seule chose que je sais, c’est que je débuterai au Critérium International, en Corse, et après j’irai sur le Gran Premio Indurain et au Gran Premio Primavera.

- Deia : Tu es passé chez Euskaltel pour remplacer Koldo Fernandez de Larrea, mais vous êtes des coureurs aux caractéristiques très différentes.

- Peio Bilbao : C’est sûr que je ne peux me comparer en rien avec Koldo. Lui est un sprinteur et moi tout le contraire, je suis plutôt grimpeur, mais pas non plus un grimpeur pur, mais je crois que là où je me défends le mieux, c’est en montagne. Dans un petit groupe, je peux avoir cette pointe de vitesse qui permet de gagner, mais dans une arrivée massive, je ne me débrouille pas bien.

- Deia : Arriver à tout juste 21 ans chez Euskaltel et courir avec Samuel Sanchez, Igor Anton... ça augmente la pression ?

- Peio Bilbao : Moi-même, je ne me mets aucune pression et dans l’équipe ils ne veulent pas non plus que j’en ai. Ils essaient que je sois le plus tranquille possible, parce que la tension et le stress fatiguent beaucoup le coureur, même si c’est une responsabilité quand on voit les grands noms qu’il y a dans l’équipe et que eux doivent apporter des résultats. Au final, nous sommes tous des pièces pour obtenir ces résultats et on a toujours plus de pression, parce que si l’on d’entre nous se rate, le résultat final n’est pas le même. Mais d’autres coureurs ont plus de responsabilités que moi.

- Deia : Tu aimerais avoir une chance de disputer une victoire ?

- Peio Bilbao : J’essaie toujours d’être à un haut niveau tout au long de la saison, même si ce n’est pas à 100%, pour pouvoir être bien sur toutes les courses, parce que nous ne sommes pas des coureurs qui peuvent choisir une course et la préparer à fond. Nous devons démontrer à chaque course ce que nous valons et notre travail ne sera pas de gagner ou de disputer des victoires. C’est clair qu’en roulant dans le peloton il peut toujours surgir une opportunité dans une échappée et on a toujours cet espoir, mais il ne faut pas avoir comme idée fixe d’avoir un résultat.

- Deia : Chez Orbea, tu as couru le Challenge de Mallorca et la Vuelta a Andalucía. Comment t’es-tu senti dans le peloton international ?

- Peio Bilbao : Au départ, ça marque beaucoup de se voir aux côtés de gens que tu as toujours vus à la télévision, mais une fois que le départ est donné et qu’on roule, je traite tout le monde de la même manière et je ne me sens inférieur à personne. Au final chacun fait ce qu’il peut chaque jour.

- Deia : Comment t’ont accueilli tes nouveaux co-équipiers ?

- Peio Bilbao : Pour l’instant, je n’ai eu de contact avec personne, pratiquement personne ne sait que je suis membre de l’équipe, si ce n’est par la presse. J’espère que pour la première course, le Critérium International, je connaitrai les autres.

- Deia : Quelle a été la réaction dans ton groupe d’entrainement ?

- Peio Bilbao : Ils sont surpris. Généralement, je m’entraine avec des amateurs du coin, parce qu’il y a peu de professionnels par ici. Je roule avec Aritz Etxebarria, d’Orbea, avec Beñat Intxausti parfois, mais dans cette zone, il n’y a pas vraiment de groupe constitué.

- Deia : La surprise a plus été la rapidité que le fait que tu passes chez Euskaltel, parce que tu as toujours été suivi par la Fondation Euskadi.

- Peio Bilbao : Depuis junior j’ai une bourse de leur part et je dois les remercier d’avoir eu confiance en moi depuis toujours. Il se sont très bien occupé de moi, ils ont vu ma progression et s’ils m’ont fait passé chez Euskaltel, ce n’est pas par hasard, mais parce qu’il me suivent depuis très jeune.

- Deia : Quels sont tes objectifs au-delà de cette année ?

- Peio Bilbao : Pour l’instant je suis plein d’espoir et, même si j’ai du mal à y croire, il faut viser au plus haut. Je ne suis pas du genre à me fixer des objectifs, je pense d’abord à la prochaine course et je continuerai ainsi. Je préfère n’avoir aucun objectif concret parce que si tu ne l’atteins pas c’est une déception, je préfère avancer au jour le jour et je marche mieux comme ça.

Traduit d’un article en espagnol paru sur deia.com


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