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Mikel Landa : "Récupérer et revenir le plus vite possible !"

mardi 8 mars 2011

Tombé lors de la 2e étape de la Vuelta a Murcia, Mikel Landa souffre d’une fracture de la clavicule droite. Il sera opéré mercredi après-midi. Interview.


Information de dernière minute :

Le coureur d’Euskaltel Euskadi, Mikel Landa a passé ce matin des examens à la Clínica San Sebastián del IMQ à Bilbao. Il sera opéré demain après-midi et devra attendre une semaine avant de pouvoir remonter à vélo et faire du home-trainer. L’équipe médicale de la formation basque suivra l’évolution de la fracture et déterminera le moment opportun pour reprendre les entrainements sur route.

- El Pedal de Frodo (EPF) : Comment ça va, Mikel ?

- Mikel Landa : Bien, avec des blessures. Je ne souffre pas beaucoup, mais je passe ma journée à chercher la meilleure position, et ça pèse sur le cou et l’épaule, c’est un peu dur. Je ne trouve pas la bonne position pour bien me reposer...

- EPF : Le voyage retour depuis Murcia a été long ?

- Mikel Landa : Oui, ça a été une journée un peu longue. Le matin, j’étais avec les co-équipiers au contre la montre et après, tout l’après-midi en voyage. D’abord, nous sommes allés d’Alicante à Madrid et après de Madrid à Bilbao en avion, et entre une chose et l’autre, oui, c’était long.

- EPF : Tu n’avais jamais eu une fracture comme cela, c’est ça ?

- Mikel Landa : Non, j’avais eu de la chance et je ne m’étais jamais rien cassé. J’avais eu des blessures au genou à cause du vélo, mais jamais de fracture.

- EPF : Qu’est-ce que tu as exactement ?

- Mikel Landa : J’ai une fracture de la clavicule. Je n’ai pas beaucoup d’autres blessures, un coup à la tête et quelques éraflures à la jambe, rien d’autre.

- EPF : C’est vrai que tu t’es arrêté contre un arbre ?

- Mikel Landa : Oui, Je suis passé par dessus le parapet vers un arbre, j’ai cogné avec la tête et j’ai perdu connaissance quelques secondes.

- EPF : Comment s’est passé la chute exactement ?

- Mikel Landa : Bon, on passe au sommet à une petit groupe de 5 ou 6 et quand on commence la descente le coureur devant moi tombe, je ne sais plus qui c’est, il était sur la gauche et je n’ai eu d’autre solution que d’aller vers la droite, j’ai tapé dans la glissière de sécurité et je suis arrivé dans cet arbre. Dans le même virage, Plaza et Soler sont aussi tombés, 15 secondes plus tôt.

- EPF : Et si tu n’avais pas foncé dans l’arbre tu serais tombé plus bas ?

- Mikel Landa : Oui, héhé, ça aurait été plus bas encore. C’était en pente, c’était une pinède et il y avait un ravin... Je me souviens que quand j’ai repris connaissance, on était en train de m’attacher pour ne pas que je tombe plus bas.

- EPF : Et c’était une descente dangereuse ou est-ce parce que vous alliez à fond pour reprendre les échappés ?

- Mikel Landa : C’était... Bon, je ne me souviens plus, mais à ce qu’on m’a dit, il y avait pas mal de virages. Je sais que le revêtement était bon, mais c’était le final de l’étape, nous avions parcouru 180 km, nous venions de monter un col et dans le final il y a toujours plus de risques.

- EPF : Demain (pour mardi 8 mars) tu as un examen pour déterminer s’il faut t’opérer...

- Mikel Landa : C’est ça, demain matin, le médecin va me regarder et il décidera si on m’opère ou pas, mais il est probable qu’on m’opère parce que c’est près de l’épaule.

- EPF : Et toi, tu veux quoi ? L’opération ou pas ?

- Mikel Landa : L’opération. Au final c’est le plus rapide et le mieux. Je crois que c’est le plus efficace.

- EPF : Et comment vas-tu mentalement ?

- Mikel Landa : Bon... pour l’instant, je ne suis pas conscient du fait que je suis arrêté, parce que j’ai énormément de gens qui m’appellent et viennent me voir. Le plus mauvais viendra quand je n’aurai plus rien à faire, je serai seul ou je devrai faire du home-trainer... et là je me rendrai compte du manque de chance que j’ai eu.

- EPF : Tu sais combien de temps tu vas être arrêté ?

- Mikel Landa : S’ils m’opère, j’espère être sur le home-trainer d’ici 10 jours, c’est ce que je voudrais, et dans un mois je retourne sur la route... c’est l’avantage de l’opération, on te met une plaque qui tient l’os et c’est comme si il était ressoudé. Nous avons de la chance, nous avons beaucoup de médecins et de gens qui nous entourent et qui nous aident à récupérer plus vite...

- EPF : Et si on ne t’opère pas, ce sera combien de temps ?

- Mikel Landa : Je devrai rester un mois et demi sans rien faire, c’est très différent. Le pire de l’opération, c’est que tu passes par le bloc opératoire et que tu gardes une cicatrice, héhé...

- EPF : Parlons du futur. Que deviennent tes objectifs pour la suite de la saison ?

- Mikel Landa : D’abord, récupérer le plus vite possible, et après retrouver la forme que j’étais en train d’atteindre pour reprendre le calendrier qui était prévu. Pour l’instant, je n’ai pas parlé avec Igor (Gonzalez de Galdeano) mais je pense qu’ils changeront mon calendrier parce que je n’arriverai pas sur les courses avec l’état de forme qui était prévu. C’est pour ça que le principal est de revenir le plus tôt possible !!

- EPF : Dis-moi, puisqu’on en a parlé, avec l’oreillette, on aurait pu éviter cette chute ?

- Mikel Landa : Non, je crois que dans mon cas, non. C’était une situation de course, c’est comme ça, celui qui est devant toi tombe et tu tombes avec lui. C’était la fin d’étape, et on a beau te prévenir du danger, tout le monde veut bien avancer, et avec un col juste avant, on descend à fond et tu ne tiens compte de rien.

- EPF : Et au sujet des oreillettes, quelle est ta position ?

- Mikel Landa : Bon, il y a toujours des situations de course au cours desquelles tu aimerais avoir plus d’informations... D’un côté j’y suis favorable en raison de la sécurité qu’elle peut t’apporter, mais ça ne me manque pas non plus beaucoup, je suis un coureur jeune et je ne l’ai eue qu’une année chez Orbea, alors je n’ai pas vraiment eu le temps de m’y habituer et d’en devenir dépendant...

- EPF : Mais tu crois que ça change le visage de la course ?

- Mikel Landa : Non, je ne crois pas, parce qu’au final les équipes fortes continuent à dominer la course et s’ils ont les idées claires, l’oreillette ne change rien et ils font ce qu’ils ont à faire.

- EPF : Bon... Alors on se voit à la Vuelta a Asturias ?

- Mikel Landa : C’est ce que j’avais pensé au départ, mais je ne sais pas. Oui, j’aimerais, d’autant plus que cette année, ils ont modifié le parcours en y ajoutant le Naranco... On verras, espérons !

- EPF : Espérons, oui ! Bon courage, Mikel !

- Mikel Landa : Oui, héhé, c’est ce qu’il faut. On m’avait dit que pour devenir un vrai coureur cycliste, il fallait faire le Tour et se casser la clavicule, héhé...

Traduit d’un article en espagnol paru sur elpedaldefrodo.com


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