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Jorge Azanza : "Kaiku : mes deux plus belles années"

samedi 26 février 2011

Interview de Jorge Azanza, un travailleur né, qui n’a peut-être pas toujours été accompagné par la chance. Il est membre de l’équipe Euskaltel-Euskadi depuis 5 ans.


- El Pedal de Frodo (EPF) : Salut, Jorge ! Comment vas-tu au plan cycliste ?

- Jorge Azanza : Bon, pour l’instant, très bien. Je me sens de mieux en mieux en vu du début de saison, j’ai travaillé comme jamais cet hiver, et j’espère progresser un peu plus cette année. Et le plus important, pourvu que ça dure, je n’ai aucun problème de santé.

- EPF : Quand commenceras-tu à courir ? Tu connais plus ou moins ton calendrier ?

- Jorge Azanza : Oui. Je commence à Paris-Nice et ensuite, Gant-Wevelgem, GP Miguel Indurain, Amorebieta, Castille y Leon, Llodio, Rioja, Giro et Tour de Suisse. Voilà ce qui est prévu dans un premier temps.

- EPF : Quels sont tes objectif pour la saison ?

- Jorge Azanza : Continuer à travailler pour l’équipe, c’est à dire être là où il faut, dans les échappées, à rouler en tête de peloton,... en tentant d’arriver à chaque course le mieux possible pour faire ce travail avec les garanties maximales pour l’équipe, et qu’elle continue à me faire confiance.

- EPF : Et qu’est-ce que la direction de l’équipe t’a demandé ?

- Jorge Azanza : La même chose, que je sois capable d’apporter cela et que j’arrive bien pour être le plus à l’avant possible avec les leaders de l’équipe.

- EPF : Essayons d’être impartial... que crois-tu que l’équipe va parvenir à faire cette saison ?

- Jorge Azanza : Je crois qu’en ce qui concerne les victoires, on devrait être au même niveau que l’année dernière, même si ce sera très difficile. L’équipe est très ressemblante, et peut-être même meilleure, il y a des talents impressionnants qui montent comme les Izagirre, Sicard, Castro, Landa… et ils apporteront sûrement des victoires très vite qui viendront s’ajouter à celles qu’apportent déjà Gorka, Samu, Igor, Koldo…. aussi, avec cette équipe, je crois qu’on peut être optimistes.

- EPF : Et si on parle du Giro en particulier, tu vois des possibilités ?

- Jorge Azanza : Je crois que oui. Igor a montré son talent ses dernières années, il fait partie des meilleurs quand ça monte, quand il est bien, et sur le Giro il aura largement de quoi, vu qu’il est très dur. J’espère qu’il aura l’occasion de gagner pour la première fois sur cette course, il en a les qualités et il a Nieve, Oroz,... qui seront sûrement dans la bataille.

- EPF : Beaucoup de tes co-équipiers ont gagné pour la première fois en 2010. Tu crois que 2011 pourrait être ton année ?

- Jorge Azanza : Je ne sais pas. Moi je travaille depuis longtemps chaque jour pour être le meilleur possible, et espérons que je gagne une course. J’ai l’âge de gagner, et j’ai déjà presque oublié ce que c’était ! héhéhé.

- EPF : Jorge, c’est déjà ta 7e année chez les pros. Quel bilan ferais-tu de ta carrière cycliste jusqu’ici ?

- Jorge Azanza : Je dirais qu’elle a un peu été en dents de scie. Je suis arrivé chez Kaiku à 22 ans et c’est vrai que ce fut 2 très belles années. Après je suis arrivé chez Euskaltel et jusqu’à ce que je me casse la clavicule sur le Pays Basque j’étais très bien. Après ma récupération, j’ai couru le Tour, et avec le Tour qu’a fait l’équipe, qui fut énorme, mon rôle fut assez discret et on ne m’a pas trop vu. De là, je n’ai plus brillé autant qu’on espérait... et au final j’ai compris que le cyclisme n’est pas seulement pour gagner, qu’il y a beaucoup de travail qu’il faut savoir faire et je me suis centré là-dessus, être un co-équipier et que les leaders soient contents de mon travail, et c’est comme ça jusqu’à aujourd’hui. Ca ne veut pas dire que je me suis résigné, chaque jour je m’efforce d’être meilleur et de progresser dans le travail à réaliser, et toujours en rêvant de continuer à monter et d’arriver un jour à remporter une victoire, même si c’est par ricochet.

- EPF : Ca c’est clair, tu es un travailleur né et à ce que tu dis, c’est important que chacun sache quelle est sa place...

- Jorge Azanza : C’est sûr, pour gagner sur chaque course, il y a un ou deux coureurs dans l’équipe, les autres sont là pour aider et faire ce qu’ils ont à faire. En plus, ce travail, si tu es bien, il peut t’amener souvent à avoir tes propres chances... mais c’est sûr que c’est très important de te rendre compte de quelle est ta place et de la respecter, pour ainsi sortir le maximum de toi-même en étant utile pour remporter la victoire au sein de l’équipe.

- EPF : Avec ton expérience, quel conseil donnerais-tu à ton co-équipier Miguel Minguez, une de nos prochaines interviews ?

- Jorge Azanza : Bon, je ne suis personne, moi, pour donner des conseils, mais je lui dirais ça, qu’il a des aptitudes pour être arrivé jusqu’à là et qu’il les exploite au maximum pour faire le travail qu’on lui demandera au sein de l’équipe et qu’il continue à se construire comme coureur.

- EPF : Dans ces dernières années, quel jour serais-tu resté au lit si tu avais su ce qui t’attendait ?

- Jorge Azanza : Je ne sais pas, mais peut-être certains jours... Ces vagues au cours desquelles rien ne va bien et où tu crois que ce sera toujours comme ça... mais ça te sert pour apprendre et voir qu’après la tempête vient le soleil, et le fait de sortir de ces moment est indispensable pour l’apprentissage et pour te construire dans ce sport.

- EPF : Revenons à tes débuts. C’est vrai qu’à 8 ans déjà tu savais que tu voulais devenir coureur cycliste ?

- Jorge Azanza : Oui. En fait, je ne sais pas pourquoi le vélo me plaisait tant, mais je me rappelle de très jeune, être professionnel... c’était mon rêve !! Et par chance, j’y suis arrivé. Une fois arrivé là, tu peux changer, mais en regardant derrière toi, tu vois ce que représente le vélo depuis toujours pour toi, et tu continue à profiter chaque jour de pouvoir gagner ta vie en faisant ce que tu aimes le plus au fond, pédaler.

- EPF : Et ça t’a aidé ou ça t’a mis de la pression, cette volonté ?

- Jorge Azanza : Il se peut que je me sois mis plus de pression, et c’est une erreur qui m’a permis d’apprendre. Il faut faire les choses dans le calme et bien, en en profitant et en ayant confiance en ce que tu fais à fond, c’est comme ça qu’on réussit. S’énerver, se fixer des objectifs inatteignables à court terme... te voue à l’échec. Une pyramide se construit avec du bon ciment, c’est ce que m’a dit un jour un ami.

- EPF : Aujourd’hui, tu dirais que le plus facile est d’arriver ou de rester ?

- Jorge Azanza : Les deux sont très difficiles et il faut beaucoup de mérite, mais rester est peut-être plus dur si tu n’as pas de grands résultats...

- EPF : Je crois qu’Oscar Guerrero t’as aider à arriver, non ?

- Jorge Azanza : oui, oui, oui. Oscar s’est occupé de moi dès junior et il a fait que je donne toujours le meilleur de moi, il a eu confiance en moi comme personne, je suis arrivé avec lui étant jeune, et c’est là que j’ai le plus brillé, en étant un gamin, en plus. Je garderai toujours en mémoire que j’ai été professionnel grâce à lui et à mes parents.

- EPF : En tant que fan de Kaiku, je te donne carte blanche pour que tu nous racontes ce que tu veux au sujet de la mythique équipe rose...

- Jorge Azanza : Ca a été une des meilleures expériences de toute ma vie. C’était une véritable famille et l’unité entre coureurs, techniciens et staff était totale. Les amis que j’ai eu à cette époque, je les ai toujours, et j’espère que ça dure pour toujours, ça a été quelques années très belles et nous allions aux courses avec le même espoir qu’en cadets, ça a été la clé qui a fait que l’équipe fonctionne si bien, en plus du fait d’avoir quelques très bons coureurs, bien-sûr.

- EPF : En 2007, tu arrives chez Euskaltel, un rêve devenu réalité ?

- Jorge Azanza : Oui, c’est vrai. C’était une grosse équipe de niveau mondial, elle t’offrait un calendrier avec les meilleures courses du monde, et en étant si jeune, et avec l’espoir que tu as d’obtenir cela, c’est vrai que c’était un rêve qui devenait réalité. Et en plus, j’ai pu participer au Tour à peine deux ans après en avoir rêvé.

- EPF : Le Tour est aussi grand qu’on le dit ?

- Jorge Azanza : Oui. Il est extrêmement dur et le pire c’est le niveau qu’il y a. Les 200 coureurs, en dehors du fait qu’ils sont les meilleurs du monde, arrivent à 100% à ce rendez-vous, et le rythme, le parcours... c’est vraiment dur. Dommage de ne pas y être arrivé à un meilleur moment et de ne pas en avoir plus profité. Héhéhé.

- EPF : Et comment le vit un jeune débutant de l’intérieur ?

- Jorge Azanza : Avec un mélange de joie et d’espoir d’être là, et avec le respect que t’impose le fait de courir une course aussi importante et dure que celle là.

- EPF : Excuses-moi, mais, à quoi est du le fait qu’on ne t’ai plus vu sur un grand tour après ?

- Jorge Azanza : Je ne sais pas. Moi, j’y serais allé d’autres fois... mais dans une équipe, il n’y en a que 9 qui y vont et ils le méritent largement. Le staff décide qui y va et il faut se battre pour être bien et être inclus dans les 9. Mais si l’équipe fonctionne avec un groupe de 9, c’est difficile et c’est logique qu’il n’y ait pas de changements, puisqu’ainsi l’équipe donne des résultats...

- EPF : Jorge, quel est ton parcours idéal pour faire un bon entrainement ?

- Jorge Azanza : Je vis dans un lieu privilégié pour s’entrainer à vélo et quel que soit la direction choisie, j’ai de très beau parcours de montagne, de plat, de bonnes routes, sans trafic... j’ai l’habitude d’aller du côté de Goierri ou vers Urbasa, Lizárraga… Ce sont mes routes préférées en fonction du temps qui est le seul qui ne soit pas toujours au rendez-vous.

- EPF : Pour terminer, qui vois-tu gagner les 3 grands tours ?

- Jorge Azanza :
- Giro d’Italia : Nibali.
- Tour de France : Samuel Sánchez.
- Vuelta a España : Igor Antón.

Traduit d’un article en espagnol paru sur elpedaldefrodo.com


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