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Samuel Sanchez : "Le Giro se vit d’une façon très intense"

dimanche 20 février 2011

Samuel Sanchez débute aujourd’hui sa saison, sur la Vuelta a Andalucia. Avant de partir vers le sud, il répondait à une interview devant sa statue à Oviedo.


- La Voz de Asturias (LVA) : La compétition te manque ?

- Samuel Sanchez : Ca fait 3 mois que je m’entraine et j’ai envie de voir si le travail est en bonne voie ou pas, j’ai envie que ça démarre maintenant.

- LVA : Avec combien de kilomètres arrives-tu à ta première compétition ?

- Samuel Sanchez : Je ne sais pas, on compte plus les heures que les kilomètres, on n’y accorde pas autant d’importance qu’avant, mais je dirais environ 5.000.

- LVA : A la Vuelta a Andalucia, tu vas de contenter de rouler, ou est-ce qu’on te verra déjà dans les premiers postes ?

- Samuel Sanchez : C’est un tour particulier. Celui qui gagne le prologue peut gagner l’épreuve. Il faut être attentif, accumuler le travail et prendre le rythme de compétition.

- LVA : Quand te verra-t-on te battre pour la première victoire de l’année ?

- Samuel Sanchez : Je ne sais pas, j’aimerais être à un bon niveau à Paris-Nice. C’est une épreuve qui me réussit bien, il y a quelques années je suis presque monté sur le podium et j’avais gagné le prix de la régularité. J’aimerais remporter une étape.

- LVA : Ton premier grand objectif est la Vuelta al Pais Vasco. L’année dernière les choses ne se sont pas du tout bien passées.

- Samuel Sanchez : Nous partions pour lutter pour le général, et j’ai du me contenter de gagner l’étape d’Arrate. Le premier jour, j’ai été lâché dans un endroit où je n’aurais pas du l’être et je ne sais toujours pas pourquoi.

- LVA : Le grand objectif pour 2011, c’est le Tour où tu as été 4e l’année dernière. Que vises-tu cette année ?

- Samuel Sanchez : De continuer sur la même ligne, essayer de gagner une étape et être le plus haut possible au général. C’est compliqué, mais on va le tenter.

- LVA : En 2012, ce sera les Jeux Olympiques. Tu y seras pour défendre le dossard n°1 ?

- Samuel Sanchez : C’est très loin, il faut voir comment sera le parcours, s’il est exigeant, oui, j’aimerais y être, mais s’il est plat, je viserais plutôt le Mondial en Hollande.

- LVA : Comment ont été ces années après avoir gagné à Pékin ?

- Samuel Sanchez : Au niveau personnel, je reste le même. Ca m’a donné plus de reconnaissance dans le monde du sport et dans la société, c’est quelque chose qui a laissé une grande trace en moi.

- LVA : Même s’il est tôt, ça ne te tente pas une des prochaines années de courir le Giro ?

- Samuel Sanchez : Si, si les JO n’ont pas un parcours exigeant, le pari pour 2012 pourrait être Giro, Vuelta et Mondial.

- LVA : Qu’a-t-elle de spécial cette course pour autant plaire aux coureurs et aux supporters ?

- Samuel Sanchez : Elle se vit d’une façon très intense. Le cyclisme en Italie est un des sports les plus importants, là-bas nous sommes de vrais héros, c’est incroyable de voir comment les routes sont peintes en rose quand la course passe dans un village.

- LVA : Il y a aussi de bons supporters dans les Asturies. La Vuelta a Asturias a quelques problèmes ces dernières années. Que faut-il faire pour qu’elle retrouve sa splendeur du passé ?

- Samuel Sanchez : L’absence de stars fait qu’on y fait moins attention, mais elle c’est une course très disputée et avec beaucoup de combattivité.

- LVA : Le cyclisme n’est pas non plus dans un excellent moment. Comment peut-on régler le problème et qui peut le faire ?

- Samuel Sanchez : C’est compliqué, la solution doit venir des organisme qui régissent ce sport. Le collectif cycliste assume sa part de faute. Il faut tous ramer dans la même direction.

- LVA : Contador peut à nouveau courir. Que penses-tu du déroulement de cette affaire et de son dénouement ?

- Samuel Sanchez : C’est la première partie, il faut voir la posture de l’UCI et de l’AMA, et voir s’ils décident de l’envoyer devant le TAS, mais que ton pays de disculpe est déjà une bonne chose. C’est procès si long portent préjudice à la personne et au collectif, parce qu’il y a des jugements parallèles et ça contribue à donner une mauvaise image de ce sport, ils doivent se décider avant.

- LVA : Chechu Rubiera a un sommet qui porte son nom, Cotobello. Lequel aimerais-tu voir porter le tien ?

- Samuel Sanchez : Je ne sais pas. N’importe quel sommet des Asturies. Le plus grand hommage qu’on pouvait me faire, c’est la statue qui a été dressée dans ma ville.

- LVA : Cet hiver, 3 coureurs de la région ont arrêté : Rubiera, Raúl Santamarta et Andrés Antuña, et aucun nouveau n’est arrivé chez les professionnels. Comment vois-tu le cyclisme dans la région ?

- Samuel Sanchez : On n’y voit pas très clair, on ne voit personne sortir du lot. Il faut laisser du temps à Chechu et Javi Pascual, et voir s’ils arrivent à sortir un cycliste.

- LVA : Dans ta ville, Oviedo, on vient de mettre des routes limitées à 30 km/h où les cyclistes sont prioritaires. Que penses-tu de cette mesure ?

- Samuel Sanchez : C’est une bonne initiative. En Hollande on voit que les voitures respectent les cyclistes et ici il n’y a pas cette culture, mais on peut y arriver. En plus c’est bon pour l’air et ça favorise l’effort physique.

- LVA : Une voiture t’a déjà fait peur ?

- Samuel Sanchez : Chaque jour.

lavozdeasturias.es

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Oviedo : Samu devant sa statue

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