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Romain Sicard : "Cette équipe m’offre la confiance et le calme".

vendredi 4 février 2011

En 2007, Miguel Madariaga cherchait un coureur d’Iparralde pour étendre les frontières de son équipe, Euskaltel Euskadi. Il l’a trouvé un an après à Hasparren. Interview de Romain Sicard.


- El Correo (EC) : Tu ressents la pression de l’opinion publique française qui te voit déjà comme un coureur du Tour ?

- Romain Sicard : Il y a longtemps que la France attend cela. Mais il y a d’autres coureurs qui peuvent l’être. Moi, pour l’instant, je ne le suis pas. Je m’améliore, mais il reste beaucoup, énormément de travail. Dans cette équipe, on m’offre la confiance et le calme.

- EC : Hinault t’a couvert d’éloges.

- Romain Sicard : Oui, mais je ne peux pas dire que je suis un coureur du Tour alors que je ne l’ai jamais couru.

- EC : Tu es mieux chez Euskaltel que dans une équipe française ?

- Romain Sicard : Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est qu’ici je suis très content. Je bénéficie des meilleures conditions pour progresser. En France, j’aurais plus de pression.

- EC : En course, tu es un coureur impulsif.

- Romain Sicard : J’aime attaquer, aller à fond. En France, on court comme cela, en attaquant dès le départ pour aller au bout.

- EC : Au Pays Basque français, c’est le rugby qui règne. Comme es-tu arrivé au cyclisme ?

- Romain Sicard : Pour moi, le vélo est une passion. Je me lève avec l’ambition d’être meilleur que la veille. D’abord, je sortais avec mon père et mon oncle. Après j’ai vu le Tour à la télévision. Et j’ai terminé à le voir en direct dans les Pyrénées, quand j’étais tout petit.

- EC : quelles images en as-tu gardé ?

- Romain Sicard : Virenque gagnant à Cauteret et l’étape de Hautacam l’année où Riis avait battu Indurain. Miguel était mon idole. J’ai mal vécu ce jour là. Je ne comprenais pas. J’aimais Indurain pour sa façon d’être.

- EC : Quel a été ton plus mauvais jour à vélo ?

- Romain Sicard : Lors d’un cahmpionnat de France cadet. J’étais si nerveux que j’ai été lâché au bout de 30 km. Ce jour là est très important pour moi, parce que cette déception m’a appris à prendre les choses d’une autre manière, à arriver plus serein sur les courses.

- EC : Le vélo t’a appris d’autres choses ?

- Romain Sicard : Avant d’être cycliste, j’étais très réservé et je n’avais pas confiance en moi. Le vélo m’a ouvert aux autres, il m’a permis de rencontrer des gens d’âges différents, qui pensent différemment.

- EC : En France, on voit le cyclisme espagnol comme suspect.

- Romain Sicard : On parle beaucoup de dopage. Il y a beaucoup de bruit dans les médias à ce sujet. Le dopage est un problème, mais je crois que la mentalité a changé. Il faut respecter l’éthique sportive et condamner ceux qui font du mal au cyclisme.

Traduit d’un article en espagnol paru sur elcorreo.com


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