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Miguel Madariaga : "Je ne suis pas sûr que le projet n’est pas une date de péremption"

jeudi 3 février 2011

A quelques heures de la présentation officielle de l’équipe, parait une interview de Miguel Madariaga, réalisée hier, lors d’une réception de l’équipe à la Diputación Foral de Gipuzkoa.


- Diario Vasco (DV) : Euskaltel Euskadi débute un nouveau projet. Il est différents des précédents ?

- Miguel Madariaga : Oui, il est différent. Rien que le fait qu’on fête les 18 ans de ce projet le rend spécial. Nous sommes la plus vieille équipe du cyclisme mondial au niveau professionnel. L’année dernière a été une explosion pour nous, et cette année il faudra être plus haut.

- DV : Il y a une chose sûre, c’est que j’amais vous n’aviez eu deux coureurs ayant prouvé qu’ils peuvent être devant, pour disputer le général du Tour et de la Vuelta.

- Miguel Madariaga : Je le dis sans fafaronner, mais c’est vrai. C’est quelque chose que nous avons réussi en travaillant dès la base, en accompagnant des coureurs qui étaient désirés par d’autres équipes. C’est un rêve que des coureurs que nous avons formés nous-mêmes aspirent au podium d’un grand tour.

- DV : Vous avez toujours dit que ce projet n’a pas de date de péremption. Vous continuez à le penser ?

- Miguel Madariaga : C’est vrai que je l’ai dit et que j’y croyais, mais aujourd’hui, je ne pourrais pas le dire de la même manière vu comment vont les choses. Nous sommes arrivés à l’âge de la maturité. L’engagement de l’équipe est fort, mais tout cela change beaucoup, et de façon importante.

- DV : Que voulez-vous dire ?

- Miguel Madariaga : Le cyclisme que nous avons ici a des lacunes, comme le manque de sponsors, le manque de soutien. Il n’est pas aussi fort qu’avant. Vu comment nous avons du lutter pour en arriver là, je ne parle pas avec la même force qu’avant de l’avenir de l’équipe. Nous arrivés jusqu’ici avec une philosophie. Je m’applique la maxime qui dit (traduction litérale) "quand tu vois la barbe de ton voisin se peler, mets la tienne à tremper".

- DV : Vous êtes pessimiste ?

- Miguel Madariaga : Non. C’est une question d’instinct. Vu ce qui se passe dans le cyclisme, il y a de quoi être pessimiste. Nous n’avons pas la même force qu’avant. Ce qui se passe avec le cyclisme n’est pas normal. Si les mêmes mesures s’appliquaient à tous, je le verrais différemment.

- DV : Mais Euskaltel est un projet solide ?

- Miguel Madariaga : Il est solide parce que nous avons gardé la fidélité des sponsors, mais le temps passe très vite. Nous sommes assurés du sponsoring jusqu’à fin 2012, mais en avril de l’année prochaine, il faudra commencer à se bouger pour prolonger.

- DV : Un futur où vous serez toujours là ?

- Miguel Madariaga : Je ne sais pas si ce sera avec ou sans moi, mais ce qui s’en occupe devront se bouger, sans retenue.

- DV : Vous pensez que le cyclisme va mieux en d’autres endroits du monde ?

- Miguel Madariaga : Il suffit de regarder. Le cyclisme va mieux ailleurs. Les autres ne sont pas dans la situation où nous nous trouvons ici.

- DV : Ce qui arrive au cyclisme espagnol est mérité ?

- Miguel Madariaga : Non. En tout cas pas totalement. Ici, nous avons les mêmes problèmes qu’en d’autres endroits, mais le mètre pour mesurer les différents cyclismes n’est pas le même. Ici, le mètre est deux fois plus petit qu’en d’autres endroits.

Traduit d’un article en espagnol paru sur diariovasco.com


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