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Igor Antón : "Le tracé du Giro me parait extrêmement dur"

vendredi 21 janvier 2011

Des victoires d’étapes sur le Giro et le classement général de la Vuelta. Voilà le programme de Fuji pour 2011.


- Cobbles & hills (CH) : Ca a été difficile de te faire une place chez les professionnels ? Quel est ton meilleur souvenir de la période antérieure au Tour de l’Avenir 2004 ?

- Igor Anton : J’ai eu la chance d’être aux bons endroits et de faire le nécessaire pour y arriver. Le travail n’a pas été visible au cours des 3 années où j’ai été amateur, mais il n’y a pas que le fait de bien marcher, il y a beaucoup d’autres facteurs qui te font passer chez les professionnels. Le meilleur souvenir que j’ai est un tour des Pyrénées, et aussi quand j’ai participé au mondial de Verone.

- CH : Comment as-tu vécu la victoire d’étape à Calar Alto en 2006 ? Crois-tu que ça ait été le premier moment décisif de ta carrière ?

- Igor Anton : Cette victoire a été un moment décisif, c’est sûr. C’est une victoire que je n’espérais pas obtenir si tôt et dans un tour de 3 semaines... ça m’a permis de voir mes qualités physiques et mentales, comprendre qu’il ne faut pas se contenter de bien courir seulement. Je n’oublierai jamais ce que j’ai ressenti ce jour là, ces moments là ne peuvent pas s’acheter avec de l’argent.

- CH : As-tu douté à un moment de la survie de l’équipe ? Si l’équipe n’avait pas continué au sein du ProTour, tu aurais revu tes choix ?

- Igor Anton : Je n’ai pas du tout douté, mais j’étais inquiet de savoir où se retrouverait l’équipe en vue des courses et du calendrier que nous aurions, mais voyant les résultats et la trajectoire, nous espérions et nous savions que nous serions probablement dans le ProTour. Et nous y sommes !

- CH : Après ce que tu as montré à la Flèche Walonne et dans autres arrivée en montée, comme à Valdepeñas de Jaén pendant la Vuelta, ce genre d’épreuves sera un objectif pour la nouvelle saison ?

- Igor Anton : Je n’oublie pas qu’avant tout, je suis un grimpeur, mais quand se présentent des arrivées du style de celle de la Flèche, je tenterai ma chance à fond, comme dans l’étape que j’ai gagnée à la Vuelta. J’ai bassé une autre barrière et j’opte aussi pour ce genre de victoires.

- CH : Vois-tu le Giro d’Italia comme une possibilité réelle de réaliser ce que tu n’as pas pu faire sur la dernière Vuelta a España ? Quelle est ton opinion sur le tracé de cette course ?

- Igor Anton : J’ai un peu regardé le tracé du Giro et il me parait extrêmement dur. Je ne pars pas au Giro en pensant au général, mais à bien courir sur certaines étapes. Gagner une étape du Giro serait un grand pas dans ma carrière. Après, à la Vuelta, oui, je me centrerai sur le général, mais plus que régler mes comptes avec la course, l’objectif sera de terminer le travail que j’ai laissé... mais ce sera compliqué, on verra comment ça se passe cette année, je travaillerai dur pour ça.

- CH : Tu as prévu de revenir sur le Tour à court terme ? Que crois-tu qu’il s’est passé lors des éditions antérieures pour que tu ne sois pas à l’avant avec les meilleurs ?

- Igor Anton : Oui, j’ai envie d’y retourner, mais j’ai du temps pour ça. Les deux fois où j’y ai participé, je n’ai pas réussi à y arriver en forme. En 2007 j’arrivais après mon pic de forme. Après, en 2009, je n’avais pas récupéré de la chute de la Vuelta 2008, j’avais perdu de la masse musculaire, mais j’ai pu terminer et découvrir le Tour dans son entier. Le fait d’aller jusqu’à Paris m’a apporté de l’expérience pour la suite.

- CH :On a l’impression que, dans le cyclisme actuel, il devient difficile de trouver des coureurs qui cassent tout en montagne. La course entre les meilleurs en montagne se joue dans les derniers kilomètres de la dernière ascension. Les grimpeurs purs sont une espèce en voie de disparition ? Tu te vois comme l’un d’eux ?

- Igor Anton : Tout s’égalise peu à peu et la course est contrôlée au milimètre. Moi, je me considère comme un grimpeur d’aujourd’hui, même si je regrette le temps où les grimpeurs attaquaient de très loin. Le cyclisme évolue, il y a les oreillettes, etc. On peut dire que parfois tout devient plus monotone et contrôlé.

- CH :L’année dernière, Euskaltel a réalisé la meilleure année de son histoire. Quelle a été la clé du succés ? En plus, l’équipe est très jeune, arrivent les Sicard, Izaguirre, Castroviejo, Landa,… Jusqu’où peut aller le projet Euskaltel, sportivement ?

- Igor Anton : La clé, c’est le travail de formation des jeunes, mais il ne faut pas s’endormir et il faut toujours travailler plus avec les jeunes. Parce que je crois que c’est de là que viendront les problèmes en Espagne et dans le monde. Ici, à la Fundacion Euskadi, on travaille très bien sur cet aspect. Ce projet peut ne pas avoir de fin.

Traduit d’un article en espagnol paru sur cobblesandhills.com


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