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Romain Sicard : "Découvrir l’exigence d’une course de trois semaines"

dimanche 12 décembre 2010

Pour sa deuxième saison sous le maillot orange, 2011 sera, pour Romain Sicard, l’occasion de découvrir son premier Grand Tour : la Vuelta a España. Interview.


- Culture Sport : Quel bilan ferais-tu de ton année 2010 ?

- Romain Sicard : C’est un bilan plutôt positif, dans l’ensemble. J’ai pu découvrir, différents registres de courses, ainsi que de nombreuses épreuves de haut niveau. L’adaptation à ma nouvelle équipe s’est également bien passée. C’était une chose importante. J’ai pris du plaisir dans de nombreuses compétitions.

- Culture Sport : Ta première saison chez Euskaltel-Euskadi s’est donc bien déroulée ?

- Romain Sicard : Oui très bien. Je suis vraiment content de faire partie de cette équipe.

- Culture Sport : Pour ta première course Pro Tour (au Tour Down Under) comment les coureurs t’ont-ils accueillis ? Quelles sensations as-tu ressenti en Australie ?

- Romain Sicard : Les coureurs m’ont bien accueilli. Par contre, les sensations n’étaient pas les meilleures. J’avais repris sur le tard. Je cherchais donc, à retrouver ma condition. Mais elle n’était au rendez-vous.

- Culture Sport : Avant le départ du Tour des Flandres, on t’a vu parler avec Lance Armstrong. Ca fait quoi de côtoyer le septuple vainqueur du Tour de France ? De quoi avez-vous parlé ? Il est sympa cet Américain ?

- Romain Sicard : C’est toujours particulier de courir avec un coureur de cette envergure. Il y a beaucoup de respect à son égard bien sur. La discussion a été brève. Nous avons parlé de la course, du matériel requis pour bien affronter les pavés, ainsi que des sensations.

- Culture Sport : Tu as reçu beaucoup de sollicitations après ta deuxième place dans la quatrième étape du Critérium du Dauphiné ?

- Romain Sicard : Quelques unes. Mais beaucoup moins qu’après les événements de la fin de saison 2009 (ndlr : titre de Champion du Monde espoirs et victoire au Tour de l’Avenir).

- Culture Sport : Ce fut pareil tout au long de la saison, ou tu en as eu pas mal ?

- Romain Sicard : Non, après, tout ça s’est calmé.

- Culture Sport : Euskaltel retenu en première division. Heureux je suppose !

- Romain Sicard : C’est une bonne chose effectivement. C’est important d’être sûr de pouvoir participer aux plus grandes courses du calendrier. Cela apporte pas mal de sérénité aux coureurs. Et puis, c’est toujours important de faire partie de l’élite du cyclisme.

- Culture Sport : En parlant de grandes courses, d’élite, peux-tu nous donner ton point de vue sur les perfs’ de Samuel Sanchez (4ème du Tour) et d’Igor Anton (longtemps en course pour la victoire finale dans la Vuelta) ?

- Romain Sicard : Ils ont fait tous les deux quelque chose de grand. Samuel a montré que c’était un des meilleurs coureurs au monde sur les courses à étapes. Il a longtemps joué le podium (ndlr : il a perdu sa troisième place lors de l’ultime chrono entre Bordeaux et Pauillac). Ce qu’Euskaltel-Euskadi a rarement connu (ndlr : la meilleure performance avant Samu Sanchez est à mettre au profit d’Haimar Zubeldia, cinquième en 2003 et 2007). Igor, lui aussi, a été impressionnant. Et pas seulement sur la Vuelta, mais sur toute la saison (ndlr : notamment troisième de la Flèche Wallonne). Il a montré qu’il pouvait, comme Samuel, disputer le général d’une grande course à étapes. C’est une très bonne chose pour l’équipe d’avoir deux coureurs de cette envergure, capables de rivaliser avec les meilleurs. Pour nous les jeunes, c’est aussi une très belle opportunité pour apprendre aux cotés de ces grands cyclistes.

- Culture Sport : Pendant le Tour de Burgos, tu t’es mis à la planche pour Samu. A la fin de l’étape, il a fait coup double : étape et général. C’est ton premier succès collectif en quelque sorte ? Qu’as-tu ressenti ?

- Romain Sicard : On est content d’essayer d’y participer un peu. Mais c’est aussi un plaisir d’être dans ce genre de situation. De vivre ces moments, où tu te donnes au maximum pour tes leaders. Ils te font ensuite partager leurs joies. Ce sont toujours des grands moments dans un groupe.

- Culture Sport : Es-tu content de courir avec Pierre Cazaux l’an prochain ?

- Romain Sicard : Oui, je suis très heureux de courir avec lui. Cela fait quelques années que je le connais. On s’entend bien et on va pouvoir s’entraîner ensemble, pour préparer les courses. C’est important, car cela créé de l’émulation et c’est plus motivant pour aller s’entraîner. C’est aussi une bonne chose qu’un nouveau coureur d’ Iparralde rejoigne Euskaltel-Euskadi (ndlr : avant les arrivées de Romain et Pierre chez Euskaltel, Thierry Elissalde était le seul Français a avoir porté les couleurs oranges).

- Culture Sport : J’ai vu ton programme pour 2011. Je me suis aperçu que tu allais courir les trois Ardennaises (Amstel Gold Race, Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège) après avoir réalisé le triptyque Flamand cette année. Ces courses t’attirent ? Dans l’avenir, aimerais-tu en gagner au moins une ?

- Romain Sicard : Pour ce qui est des classiques, je ne sais pas encore si je vais y participer. Mais j’espère un jour y prendre part. Ces courses font parties du mythe du vélo. J’ai découvert un peu le style de ces courses pendant l’Eneco Tour. Ca doit être des événements incroyables, uniques à vivre dans une carrière cycliste.

- Culture Sport : Tu vas courir la Vuelta, ton tout premier Grand Tour. Que t’évoques cette course ?

- Romain Sicard : La Vuelta représente quelque chose d’important à mes yeux. C’est tout simplement une des trois plus grandes courses à étapes au Monde. J’ai souvent suivi le Tour d’Espagne depuis tout petit. Il s’ y passe beaucoup de choses. Souvent spectaculaires. Comme lors de la dernière édition (ndlr : remportée par Vincenzo Nibali). Ca sera également l’occasion de découvrir l’exigence d’une course de trois semaines.

- Culture Sport : Te sens-tu prêt pour te lancer dans la grande aventure du Tour de France ?

- Romain Sicard : Non, je ne me sens encore pas prêt pour la Grande Boucle. C’est une épreuve d’une autre dimension, d’après ce que j’ai entendu, avec la tension, l’impact médiatique et le niveau où tous les coureurs donnent le meilleur d’eux même. C’est pourquoi, il est sûrement préférable de débuter sur un autre Grand Tour, comme la Vuelta. Mais attention, j’ai aussi de l’appréhension pour cette course. Elle dure trois semaines et est souvent très dure. Je l’aborde avec beaucoup de respect.

- Culture Sport : Sur ta page Facebook, tu as désormais plus de trois mille fans. Ca fait quoi d’être autant apprécié, autant soutenu ?

- Romain Sicard : Je suis agréablement surpris. Mais non, cela ne donne pas plus de pression. Au contraire, c’est important de voir que l’on est soutenu. Le cyclisme est un sport très difficile où l’on souffre beaucoup, que ce soit en course ou a l’entraînement. C’est pour ça que ce soutien représente quelque chose de fort à mes yeux. C’est ce qui vous pousse à vous transcender.

Article paru sur culture-sport.over-blog.fr


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