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Amets Txurruka : "En 2011, j’espère remporter enfin une course officielle"

vendredi 10 décembre 2010

Après avoir été victime de deux fractures de la clavicule au cours de la saison, Amets s’est imposé lors d’un critérium à Taïwan. Interview d’un des coureurs les plus aimés de l’équipe.


- El Pedal de Frodo (EPF) : Pourquoi avoir choisi le vélo plutôt que le ballon ?

- Amets Txurruka : Parce qu’au ballon, j’étais très mauvais, je jouais comme tous les enfants, mais je n’avais aucune qualité. Vers 8 ou 9 ans, j’ai commencé à sortir à vélo et j’aimais ça, mon frère Mikel courait et ça aussi, ça a augmenté ma passion pour ce sport.

- EPF : Quand tu étais "txiki" (petit), qui était ton idole ?

- Amets Txurruka : Je me souviens que dans la chambre que je partageais avec mon frère, nous avions des posters de coureurs : Marino Lejarreta, Sean Kelly, Jalabert, Zulle… Moi, j’aimais Marino, Bugno, plus tard Pantani…

- EPF : Tu sais que Marzio Bruseghin a un vignoble qu’il a nommé Amets ? Tu as déjà parlé de cela avec lui ?

- Amets Txurruka : Haha ! Et sais tu que son vin est bon ? Oui, nous avons souvent parlé de ça et au Tour 2008, il m’a offert deux bouteilles. Nous en avons bu une à la veille d’arriver à Paris et l’autre je la garde à la maison.

- EPF : Ta carrière professionnelle débute en 2006 chez Barloworld. Comment es-tu arrivé là-bas et de quoi te souviens-tu de cette année ?

- Amets Txurruka : Après une assez bonne année chez les amateurs, l’équipe Barloworld s’est intéressée à moi, ici il n’y avait pas de proposition, et je n’ai pas hésité à accepter leur offre. En plus, là-bas, il y avait Igor Astarloa et Peio Arretunandia, qui m’ont beaucoup aidé à m’adapter.

- EPF : L’année suivante, tu entres dans l’équipe basque. Qu’est-ce que ça représente pour toi de courir avec "ton" équipe ?

- Amets Txurruka : C’est quelque chose de très beau. On sent que les gens te suivent d’avantage, les supporters sont à fond avec cette équipe et c’est appréciable. En plus, tous les coureurs, nous nous connaissons depuis tout petits et nous avons une relation très étroite.

- EPF : Et tu arrives au Tour 2007, quasiment inconnu... et tu te fais connaître !! Raconte, raconte !!

- Amets Txurruka : C’était inespéré même pour moi. Je savais que j’arrivais très en forme, mais le Tour c’est le Tour et j’avais peur... Finalement, la récompense du prix à Paris est quelque chose d’inoubliable. C’est une récompense que j’ai reçue, mais qui récompensait le travail fait par toute l’équipe.

- EPF : Qu’est-ce qu’on ressent sur le podium à Paris ?

- Amets Txurruka : Sur le moment, on n’en profite pas du tout, même si on peut croire que c’est un mensonge, j’étais un peu nerveux et perdu, mais c’est une expérience que je n’oublierai jamais.

- EPF : Le jour où tu es tombé à Orio, le ciel t’est tombé sur la tête, mais le lendemain, en voyant la quantité de gens qui t’encourageait, qu’as-tu ressenti devant tant de signes d’affection ?

- Amets Txurruka : J’ai senti que les gens me soutiennent tant dans les bon moments que dans les mauvais., je me suis senti entouré et ça m’a donné de la force et de la confiance pour récupérer et tenter de revenir au même niveau.

- EPF : Qu’est-ce qui passe dans la tête d’un coureur professionnel quand il passe devant chez lui en course ?

- Amets Txurruka : Tu penses à tous les gens qui t’ont toujours soutenu pour que tu arrives à ce niveau là, et en passant à la maison, tu essaies de leur rendre un petit hommage.

- EPF : Et où as-tu trouvé la force de remonter sur le vélo après^t’être casser la clavicule 2 fois ?

- Amets Txurruka : La seconde fois, après la chute dans le Tour, ça a été très dur et j’ai eu du mal à reprendre... mais finalement, c’est quelque chose qui nous plait, nous avons toujours fait du vélo et on va de l’avant.

- EPF : Comment as-tu vécu l’étape de Cotobello ? C’était planifié, mais sincèrement, tu croyais que Nieve allait s’imposer ?

- Amets Txurruka : Ca a été une victoire particulière. Je l’ai ressenti comme si ça avait été moi qui avais gagné. En dehors du fait que Mikel méritait de gagner, j’ai été très content et je me sentais, plus que jamais, comme un acteur de cette victoire et j’en ai beaucoup profité !!

- EPF : Comment a-t-on réussi à te faire courir une épreuve à Taïwan ? Et comment a été cette expérience ?

- Amets Txurruka : La société Orbea voulait être présente dans cette course et un coureur devait y aller. Comme le staff savait que ce genre d’avanture me plait, que cette année j’avais peu couru et que j’étais en course encore la semaine précédente, ils m’ont proposé d’y aller et je n’ai pas hésité ! Ca a été une expérience très belle, en plus j’étais avec un ami et nous sommes restés là-bas pour faire un peu de tourisme.

- EPF : Avec la difficulté des cols là-bas, ta "victoire" compte comme une vraie victoire ou pas ?

- Amets Txurruka : Tout était très étrange. Avec le typhon, tous est devenu plus dur, et le fait de ne pas pouvoir courir la course officielle et de devoir changer du jour au lendemain, m’a laissé une impression étrange. L’expérience a été très belle et le col aussi... J’espère pouvoir remporter une victoire officielle et plus près cette année, haha...

- EPF : Et cette victoire t’aidera à l’avenir, mentalement ?

- Amets Txurruka : Je crois que la mentalité sera la même. Nous partons toujours pour disputer la course, que ce soit personnellement ou en aidant un co-équipier.

- EPF : Quelles différences as-tu notées par rapport au cyclisme occidental ?

- Amets Txurruka : En ce qui concerne le matériel, ils sont très avancés (ce sont eux qui fabriquent tous les vélo carbone) et ils en savent beaucoup à ce sujet. Par contre, en parlant avec eux, j’ai vu qu’ils ont beaucoup de progrès à faire en ce qui concerne les entrainements et les habitudes du coureur.

- EPF : Tu as eu du temps pour le tourisme et la gastronomie locale ? Comment as-tu trouvé ce lieu si lointain ?

- Amets Txurruka : Oui, surtout ça ! Nous étions avec le meilleur guide pour faire du tourisme gastronomique, Ticiano, responsable d’Orbea à Taïwan, qui nous a amenés goûter les plats asiatiques. La nourriture est très différente de la notre et au début, elle étonne un peu, mais nous avons aimé et je suis revenu avec un petit kilo supplémentaire !

- EPF : Comment vois-tu ton équipe pour la saison 2011, sachant enfin que vous resterez dans le ProTour ?

- Amets Txurruka : Nous avons une bonne équipe, peut-être un peu juste pour faire tout le calendrier, mais je crois que nous pouvons faire une très bonne saison.

- EPF : Comment s’est passé votre premier stage à Derio ? En quoi a-t-il consisté ?

- Amets Txurruka : Il s’est bien passé, surtout pour nous regrouper et donner le coup d’envoi de la saison 2011. Nous en avons profité pour avoir des relations plus détendues que pendant la saison.

- EPF : On t’a communiqué ton calendrier ?

- Amets Txurruka : Pour l’instant, il n’est pas défini du tout, mais surtout, je travaillerai en vue de faire un bon Tour. En fait, il sera assez ressemblant à celui des années précédentes.

- EPF : Si tu devais aller à une course en tant que leader unique, la quelle préfèrerais-tu et pourquoi ?

- Amets Txurruka : Hum... en fait, je n’y ai jamais pensé. Pour cela, il faut être dans la meilleure forme physique et la course s’adapte aux caractéristique de chacun.

- EPF : Et tu préfères avoir cette responsabilité ou tu penses que tu peux plus apporter comme gregario et comme chasseur d’étape ?

- Amets Txurruka : Je crois qu’il y a des coureurs qui ont plus de capacités que moi pour porter ce genre de responsabilités. Je continuerai à apporter tout ce que je peux, mais je crois que ma place restera celle-là.

- EPF : En voyant que le maillot de la montagne du Tour est moins disputé qu’avant, tu ne t’es jamais fixé cet objectif ?

- Amets Txurruka : C’est un très bel objectif, mais le fait qu’il soit moins disputé qu’avant... je ne sais pas, moi...

- EPF : Jusqu’ici, quel est le jour dont tu as le plus profité à vélo ?

- Amets Txurruka : Peut-être parce que c’est le plus récent, celui qui me vient à l’esprit est celui de l’étape de Cotobello où Mikel (Nieve) a gagné.

- EPF : De tous les coureurs avec lesquels ou contre lesquels tu as couru, lequel t’a le plus impressionné ?

- Amets Txurruka : Armstrong. La première fois où je me suis retrouvé avec lui à Castilla y Leon, j’ai été très impressionné de voir à quel point il était fort.

- EPF : Avec qui t’entraines-tu ? Et vers où allez-vous habituellement ?

- Amets Txurruka : J’ai l’habitude de rouler vers le Gipuzkoa, vers Deba ou Elgoibar, et nous sommes un groupe avec Galdós, Hernández et Velasco (de l’équipe), Haimar Zubeldia et Markel Irizar (RadioShack), Igor Romero (Caja Rural), Beñat Urain (Orbea), Txetxu, le “Tigre” et un autre. Peio Arreitu et Astarloa nous manquent, c’est eux qui ont démarré ce groupe, et nous espérons que les deux Aitor (Galdos et Hernandez) d’Ermua restent avec nous.

Traduit d’un article en espagnol paru sur elpedaldefrodo.com


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