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Igor González de Galdeano : "Attention à Anton au Giro"

mercredi 24 novembre 2010

Giro, Tour et Vuelta, l’équipe Euskaltel Euskadi affrontera les 3 grands tours du calendrier en 2011. Ce sera son retour au Giro après 2 ans d’absence. Le manager de l’équipe Euskaltel Euskadi envisage la saison à venir. Interview.


- El Correo (EC) : Tu vas débuter ta 6e saison à la tête de l’équipe orange. Tu as déjà l’équipe que tu voulais ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Oui. Nous avons les coureurs nécessaires pour rester dans le ProTour. Nous avons fait un effort pour rester dans l’élite. Ne pas y être eut été un gros coup. Si tu descends de catégorie, c’est très dur de remonter ensuite.

- EC : Pour conserver cette place, Euskaltel Euskadi a du faire sa meilleur saison : 17 victoires.

- Igor Gonzalez de Galdeano : Nous parions depuis 4 ans sur des coureurs comme Igor Anton ou Ruben Perez, et les fruits sont arrivés. Beaucoup de nos coureurs ont autour de 28 ans, le meilleur âge, et nous allons récolté ce que nous avons semé.

- EC : Tu as déjà défini le calendrier des principaux coureurs ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Nous avons deux leaders solides. Nous avons montré pour la première fois que nous sommes capables de gagner la Vuelta a España. Cette équipe est prête à participer au Giro avec Igor Anton. Nous n’y irons pas pour voir ce qui s’y passe, mais avec ambition. En plus, Igor aime cette course. Attention à lui dans ce Giro. Pour sa part, Samuel Sanchez s’adapte très bien au mois d’avril, à la Vuelta al Pais Vasco, et il a très envie de faire le Tour, dont il est sorti très renforcé de l’édition de cette année.

- EC : Anton fera le Giro et la Vuelta ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Oui. Il va avoir 28 ans. Il a l’âge pour faire 2 grands tours. Jusqu’ici, nous ne l’avions pas fait parce que nous pensions que l’équipe était encore très jeune, mais cette saison, ils m’ont montré qu’ils sont prêts. Ils ont beaucoup grandi.

- EC : Ce sera un Giro terrible, rempli de cols. Quel sera l’objectif d’Anton, une victoire d’étape ou partira-t-il avec le général en tête ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Anton ira à 100%. Nous savons que les équipes italiennes seront à fond. Nous serons dans leur ombre, sans prendre de responsabilités. Mais c’est une course à laquelle il peut très bien s’adapter. En principe, l’objectif sera une étape, chose que nous n’avons jamais réussie, mais Igor a fait un très grand pas physique et psychologique, et il a la capacité de faire mieux.

- EC : Euskaltel a un psychologue, collabore avec le laboratoire de Genetadi pour améliorer la récupération des coureurs, affine la diététique et la biomécanique... C’est la voie du nouveau cyclisme ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Il ne suffit pas de poursuivre les coureurs et de leur couper les voies vers le dopage. Il faut aussi le soutenir pour que son parcours sportif soit propre et brillant. Nous mettons beaucoup d’argent pour entourer nos coureurs par tous les moyens possibles.

EC : Vous avez aussi inscrit Anton dans un programme pour renforcer sa position de leader. Il l’est ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Igor par lui-même ne montre pas qu’il est un leader, mais quand il a eu le maillot rouge de la Vuelta, il ne voulait plus le quitter. Nous lui disions qu’il serait peut-être meilleur de laisser le leadership quelques jours, et lui a refusé. Il voulait être le leader de la Vuelta. Il ne montre pas qu’il est un leader, mais il l’est. Il a ça en lui, même s’il lui est difficile de l’exprimer.

- EC : Samuel a terminé le Tour 4e. Il peut monter sur le podium en 2011, à déjà 33 ans ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Samuel est le coureur le plus protégé d’Euskaltel Euskadi. Il n’a pas fait beaucoup de jours de compétition. Mais quand il court il est compétitif. Il est frais. 2011 est l’année où nous miserons tout.

- EC : La victoire au Tour ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Pour le gagner, il fadra beaucoup de circonstances. On peu monter sur le podium. Il y a des coureurs qui sont au-dessus de lui, mais il peut y avoir des situations bénéfiques. Comme ça a été le cas pour Sastre en 2008.

- EC : En 2010, Euskaltel Euskadi a su entourer un leader de la Vuelta, Anton. C’est une équipe assez forte pour assumer la course sur les 3 grands tours ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : L’important, c’est de ne pas seulement valoriser celui qui gagne, mais aussi celui qui aide à gagner. Et je crois avoir réussi à faire que, quand Igor ou Samuel Gagnent, les autres se sentent artisans de ce triomphe. Et à l’inverse, qu’ils partagent aussi la tristesse.

- EC : Ce modèle de gregario arrive des équipes inférieures : Naturgas et Orbea.

- Igor Gonzalez de Galdeano : Ce sont des coureurs que nous connaissons avant qu’ils arrivent chez Euskaltel Euskadi. Nous n’avons aucune surprise. Tous ne deviennent pas de grands professionnels, mais ils répondent à ce qu’on attend d’eux. Maintenant, Mikel Landa et Jon Izagirre sont passés et je suis convaincu qu’ils vont faire preuve d’un grand niveau.

- EC : Que demandes-tu à Sicard, le grand espoir du cyclisme français ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Il fera ses débuts sur la Vuelta. Son objectif est d’y arriver le plus frais possible. C’est le coureur du futur.

- EC : En France, ils veulent le voir déjà sur le Tour.

- Igor Gonzalez de Galdeano : Pas encore. Pour moi, ce serait facile de l’y mettre, ça nous apporterait une grande publicité. Mais ce serait manger aujourd’hui le pain de demain. Il a gagné le Tour de l’Avenir et le Mondial Espoirs, cette année, il s’est montré au Dauphiné et la saison prochaine, il courra avec Samuel à la Vuelta al Pais et ensuite, il ira à la Vuelta a España. Il a beaucoup d’années devant lui. Il va se fatiguer de courir des Tours.

- EC : Il est si bon que ça ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Il est comme Anton. Un gamin sensé, de ceux qui ne te posent pas un seul problème. Il va devenir, c’est sûr, un grand cycliste. Gagner un Tour ? C’est très difficile à dire. Au Dauphiné, à l’étape qui a terminé au sommet de Risoul, il m’a montré qu’il a un caractère de leader. Il a terminé second et il n’était pas content. Ce jour là il m’a désobéi. Romain savait que je ne pouvais pas voir la course et donc il a décidé d’attaquer. Il ne m’a pas écouté, mais il a bien fait. Parfois, il faut prendre en compte tes propres critères.

- EC : Intxausti va vous manquer ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Sûrement. C’est le coureur basque du futur, mais il n’est plus là et c’est tout.

- EC : Tu te vois arriver en leader à Bilbao ou Vittoria à la prochaine Vuelta ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : C’est quelque chose de possible, mais je suis prudent. J’ai vu Igor très supérieur aux autres dans la dernière Vuelta. J’ai peu de fois vu des choses semblables à ce que j’ai vu en lui. Avec Igor et avec Samuel, nous avons un grand projet pour les 3 prochaines années.

- EC : Avec quel coureur compares-tu Anton ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Je ne me souviens d’aucun. Il est particulier. Un grimpeur pur, plus complet que ce que beaucoup pensent. S’il n’était pas tombé à Peña Cabarga, il aurait créé la surprise dans le contre la montre plat de Peñafiel. Il a le moteur et aussi un défaut : il est très nerveux. Le Tour lui pèse encore, mais ce sera un coureur pour le Tour dans un peu de temps.

- EC : C’est ta deuxième année en tant que Manager. C’était plus dur d’être coureur cycliste ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : On vit mieux en étant cycliste. Le coureur vit pour lui seul, et moi, je vis pour 50 personnes.

- EC : Quand tu as raccroché le vélo en 2005, tu pensais déjà à suivre ce chemin ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Non. J’allais me mettre à étudier (l’Education Physique). De fait, la famille a mal vécu les deux premières années où je me suis dédié à l’équipe. J’ai manqué à ma parole. J’avais promis à ma femme qu’en arrêtant le vélo, j’allais rester à la maison, et regarde... Mais je sais que j’ai de la chance, je suis dans un projet solide et la famille se rend compte de tout ça.

Traduit d’un article en espagnol paru sur elcorreo.com


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