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Koldo Fernandez de Larrea : "Ou j’y allais ou je perdais la course..."

mardi 28 septembre 2010

Le sprinteur de l’équipe Euskaltel Euskadi revient sur sa victoire au Tour de Vendée, la 2e pour lui cette saison. Interview.


- El Pedal de Frodo (EPF) : Félicitations Koldo ! Comment vas-tu le lendemain de ta 2e victoire de la saison ?

- Koldo Fernandez de Larrea : Très content, je fête ça ! Nous sommes sortis ce matin avec le petit groupe avec lequel je m’entraine, nous avons roulé 2 petites heures et après, nous nous sommes arrêtés au même endroit que d’habitude pour manger quelques gâteaux, héhéhé.

- EPF : Et donc vous êtes rentrés directement hier soir ?

- Koldo Fernandez de Larrea : Oui, pendant la nuit, nous avons pris la voiture et nous sommes arrivés au petit matin... Aussi, j’ai très peu dormi puisque le matin, il fallait aller faire ce petit tour dont je te parlais.

- 

EPF : Continuons avec ta victoire d’hier. Tu était parti avec l’idée ferme de gagner, pas vrai ?

- Koldo Fernandez de Larrea : Oui, c’est vrai que je me sentais bien, et finalement, tu as le rythme de la Vuelta et je savais que si je récupérais bien pendant la semaine, les forces reviendraient un peu et que je serais en mesure de disputer la course. Mais bien-sûr, en prenant en compte qu’il est toujours difficile de gagner.

- EPF : Comment as-tu vécu cette arrivée ?

- Koldo Fernandez de Larrea : Bon, j’étais placé derrière Casper quand j’ai vu qu’Haussler sortait avec Apollonio dans sa roue, et j’ai pensé que le français allait les suivre... Mais je ne sais pas si c’est par sang-froid ou parce qu’il ne pouvait pas, de fait il n’y est pas allé et ils ont pris 20 ou 25 mètres. C’est là que j’ai pensé ’soit j’y vais, soit je perds la course’, mais il restait encore 300 mètres avant la ligne, j’avais peur que quelqu’un puisse prendre ma roue en partant de si loin et qu’il arrive à me doubler.

De toute façon, il n’y avait pas de solution, sinon, c’est eux qui gagnaient... alors j’y suis allé et à 150 mètres de la ligne, j’ai passé Apollonio. Après je continuais avec l’idée que quelqu’un pouvait me doubler, je ne savais pas s’il y avait quelqu’un dans ma roue, mais la ligne d’arrivée se rapprochait et personne ne m’a passé ! Après en voyant la vidéo, j’ai vu que j’ai gagné assez nettement et que personne n’était dans ma roue.

- EPF : Ca t’a servi pour gagner de connaitre l’arrivée avec ta victoire il y a deux ans en Vendée ?

- Koldo Fernandez de Larrea : Mmm... L’arrivée était la même que l’année dernière et il y a deux ans, mais cette fois-ci, ça a été complètement différent, puisqu’alors nous arrivions en peloton groupé, j’étais dans les roues et j’avais sprinté sur les derniers 150 mètres.

Cette année, j’avais la même intention, je savais que c’est un sprint dur et long, et donc je me disais qu’il fallait attendre jusqu’au bout pour remonter, mais cette fois, vu les trous qui s’étaient formés, j’ai du le jouer de loin et il semble que ça m’ait réussi, héhéhé.

- EPF : L’équipe a été phénoménale, non ?

- Koldo Fernandez de Larrea : Oui. L’équipe a très bien roulé ! Il y avait Castroviejo dans la première échappée, après Urtasun, et puis Oroz à 10 km de l’arrivée... Aussi, je crois que l’équipe a été très bien.

- EPF : Tu pourra gagner encore à Paris-Bourges ?

- Koldo Fernandez de Larrea : Bon, on tentera de partir avec cette idée là. Vu comment sont les choses, finalement, c’est extrêmement difficile de gagner, moi hier j’avais de très bonnes jambes, non ? Mais en fait, nous partons à 200 coureurs et il n’y en a qu’un qui gagne. Même si tu te sens très bien, des fois, il faut que toutes les circonstances soient réunies. Moi, je partirai avec la même intention qu’en Vendée et si les circonstances font qu’on peut arriver au sprint et que j’ai un peu de chance, je crois qu’on sera bien.

- EPF : Si tu me le permets, Koldo, avec l’état de forme que tu as, comment as-tu vécu le fait de ne pas aller au Mondial ?

- Koldo Fernandez de Larrea : Ouf, bon, tout le monde me demande ça, et je le regrette un peu. Moi, j’ai déjà dit au sélectionneur national que pendant la première semaine de la Vuelta, j’avais mes chances, mais qu’après j’ai du travailler pour Anton, ce qui fait que parfois je devais garder des forces et arriver dans la groupetto... et peut-être qu’à cause de ça il a pensé que je n’étais pas si bien.

Moi, je savais qu’après la Vuelta, j’allais avoir un bon rythme et un bon coup de pédale, je lui ai dit que je pourrais être utile pour Freire dans les derniers mètres, puisque les coureurs rapides nous avons l’habitude de nous trouver là et c’est là que nous pouvons le plus nous aider les uns les autres. Et j’avais aussi un peu parlé avec Freire, mais bon, le sélectionneur pense que c’est trop dur et que ça aura du mal à arriver au sprint et il ne faut plus y penser... Les 9 coureurs choisis sont très bons.

- EPF : Sortons un peu du sujet, Koldo. Connaissant ton amitié avec Beñat Intxausti, tu aurais aimé qu’il reste dans l’équipe ?

- Koldo Fernandez de Larrea : Tiens ! Pour me plaire, sûr que ça m’aurait plu ! Beñat est un coureur avec lequel je m’entends très bien, nous nous entrainons ensemble et tu as toujours envie qu’il reste dans l’équipe... Mais bon, chacun doit regarder son avenir, et c’est vrai qu’Unzue a parié fortement sur lui, et bien-sûr, Beñat doit d’abord penser à lui.

- EPF : Et pour revenir à ta victoire, pour ffinir, tu la dédie aussi à ton père ?

- Koldo Fernandez de Larrea : Je crois que celle là doit être dédiée aussi à d’autres personnes. Je voudrais la dédier à Igor Anton pour le problème qu’il a eu à la Vuelta a España, nous étions tous unis autour de lui et c’est très dommage. Bien que lui le vive d’une autre manière, nous avons tous eu beaucoup de peine pour sa chute, et lui, malgré tout, dit qu’il a fait une grande Vuelta à España, qu’il a été leader et qu’il a gagné 2 étapes... Des fois c’est un peu enviable ! Aussi je la lui dédie à lui, à la famille, à ma fiancée et à tous les gens qui m’aident un peu ou beaucoup, bon, je la dédie un peu aussi à eux tous !

- EPF : Et ton père ? Comment se passe sa récupération ?

- Koldo Fernandez de Larrea : Il va mieux, il récupère peu à peu. Le problème, c’est que c’est un processus lent, il a eu tout le côté gauche paralysé, il va tous les jours à la rééducation et peu à peu il s’améliore. Ca fait déjà 2 mois, et même si c’est lent, c’est en bonne voie, il est déjà capable de marcher et de se débrouiller seul, et ça c’est très important. Maintenant il doit travailler dur pour être comme il était avant, mais peu à peu, il va y arriver.

Traduit d’un article en espagnol paru sur elpedaldefrodo.com


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