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Mikel Nieve : "le fait de gagner ne te rend pas meilleur, je suis un bosseur"

mardi 21 septembre 2010

Si Mikel Nieve est conscient, qu’au cours de cette Vuelta, il a fait un grand saut dans le monde du cyclisme professionnel, mais il le prend avec humilité. Interview.


- Diario de Navarra (DN) : Le 28 août, tu rêvais d’une telle Vuelta a España ?

- Mikel Nieve : Non, pas du tout. Pour moi, ça a été une très bonne expérience. D’abord avec le maillot de leader et les victoires d’Igor Anton. Et puis notre course a changé après la chute, il fallait viser les étapes, les choses se sont bien passées et j’ai pu gagner.

- DN : Tu as pu voir des images, tu as mesuré la répercussion de ta victoire et de ta bonne place au général ?

- Mikel Nieve : Peu, parce que quand tu es dans la course, tu ne fais attention à rien. Mais j’ai reçu une grande quantité de félicitations d’amis, je sais que les gens à Leitza ont été très heureux... mais je n’y ai pas beaucoup goûté.

- DN : Qu’est-ce qui a été le plus beau ce jour là ?

- Mikel Nieve : Le moment où j’ai passé la ligne à Cotobello et où je me suis retrouvé avec les masseurs et Igor Gonzalez de Galdeano a été très beau.

- DN : On t’a vu ému, sans trop savoir que dire et voulant remercier beaucoup de monde.

- Mikel Nieve : Et bien oui, c’était un moment très beau et j’étais très ému, j’ai même pleuré un peu, quand à l’arrivée, il m’ont filmé avec le directeur sportif de l’équipe. C’était un moment spécial.

- DN : Que t’ont dit tes parents ?

- Mikel Nieve : J’ai pu être avec eux après l’étape, j’étais déjà plus tranquille. Et ça a aussi été un très beau moment, émouvant.

- DN : Tu sais qu’il y a eu un feu d’artifice à Leitza pour fêter cela ?

- Mikel Nieve : Oui, je le savais et après il y a eu un repas... Une des choses qui me fait le plus envie, c’est de rentrer à la maison et de fêter ça.

- DN : Parmi les félicitations, laquelle t’a le plus plu ?

- Mikel Nieve : Toutes. Au final, les amis, les gens du village et l’équipe se réjouissent que les choses aillent bien, et c’est plaisant.

- DN : En dehors de la victoire d’étape, que retiens-tu de la Vuelta a España ?

- Mikel Nieve : Sans doute avec les victoire d’Igor Anton et le maillot de leader. La chute a été très regrettable, on se sait pas ce qui aurait pu se passer. Après, je retiens l’attitude de l’équipe après l’accident. Nous avons su regarder de l’avant, chercher les échappées et être en course.

- DN : Et personnellement ?

- Mikel Nieve : Moi, cette victoire m’a fait beaucoup de bien pour prendre confiance. C’est la première course de 3 semaines que je fais, je me suis retrouvé parmi les meilleurs et ça te fait te sentir bien, tu vois que le travail porte ses fruits.

- DN : Quel est ton prochain pas ? Tu vas rêver d’entreprises plus grosses ?

- Mikel Nieve : C’est difficile à savoir. A la Vuelta a España, je me suis senti très bien, j’étais bien sur le vélo. J’arrivais bien préparé, frais et avec l’envie de courir, et les choses se sont bien passées. Moi j’aimerais y revenir l’année prochaine et pouvoir faire une Vuelta comme celle-là. Et si possible, espérons améliorer !

- DN : Tenter ta chance sur le Tour de France ne te tente pas ?

- Mikel Nieve : On verra quel est mon calendrier pour l’année prochaine. On peut faire deux pics de forme dans l’année, mais on a le temps avant de se fixer des objectifs. Je veux courir le Tour, le connaître, mais ce n’est pas une obsession.

- DN : En quoi cette victoire et ta bonne place au général vont te changer ?

- Mikel Nieve : En rien. Je vais continuer à être un bosseur et je vais continuer à me préparer de la même manière que jusqu’à maintenant. Si tu te relâches, tu passes par-dessus bord.

- DN : Du coup, tu ne te crois ni meilleur, ni moins bon coureur qu’avant.

- Mikel Nieve : Non, non, en rien. Le fait de gagner une course ne te rend pas meilleurs coureur que ce que tu étais.

- DN : Ton année n’est pas terminée.

- Mikel Nieve : Non. J’ai assez bien terminé la Vuelta et je veux bien faire le Tour de Vendée et le Tour de Lombardie. J’aimerais pouvoir conserver la forme, parce que je veux bien y figurer.

Traduit d’un article en espagnol paru sur diariodenavarra.es


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