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Igor González de Galdeano "Cette équipe donne plus qu’avant"

lundi 20 septembre 2010

Le manager général de l’équipe Euskaltel Euskadi répond à une interview au cours de laquelle il revient sur la Vuelta, mais aussi sur l’équipe et ses évolutions au cours de ces dernières années.


- Deia : C’est Nibali qui a gagné la Vuelta d’Anton. Ca te pèse encore ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Je regrette encore l’opportunité perdue, mais je m’intéresse plus au futur. Ca a été une bataille, mais c’est passé. Je veux rester sur le fait que nous avons dans l’équipe un coureur d’avenir qui a démontré qu’il est capable de gagner un grand tour.

- Deia : Le lendemain de la chute, tu as eu beaucoup de mal à te lever. C’est encore difficile ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Non. C’était un sentiment sur le moment. Avec la tension de la course, l’engagement, la situation si bonne que nous vivions... Ca a été un gros coup. Et le lendemain, tu as du mal à te lever, même à prévoir la course, tout. Mais c’est passé. Ca reste un mauvais souvenir.

- Deia : Ca t’a plus affecté pour l’équipe, pour toi-même ou pour Igor ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Principalement pour Igor. C’est lui qui a subi le plus gros préjudice, c’est certain. Igor était en train de passer les défis qu’il s’était fixé lui-même parce qu’il doutait de savoir jusqu’où il pourrait arriver. Igor a beaucoup travaillé pour préparer la Vuelta, c’est beaucoup de sacrifices et tout s’envole en une seconde. C’est ça qui fait mal.

- Deia : En 2008, Anton est aussi tombé et il avait eu beaucoup de mal à s’en remettre. Est-il possible que ce soit la même chose cette fois-ci ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Je crois que non, même s’il est possible que quand il ira sur une autre grande course, il soit effleuré par la peur de revivre la même chose. Mais je crois que lui est resté sur l’idée qu’il peut gagner un grand tour. En plus, les conséquences physiques ne sont pas les mêmes que celles du Cordal. Il avait du alors affronter une très longue convalescence. Là, dans un mois il remontera sur le vélo.

- Deia : Il l’a digéré ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Oui. Il va de l’avant, mais la situation est étrange parce que tout le monde le réclame comme s’il avait gagné la Vuelta. Il y a des articles qui s’écrivent sur les gens qui n’ont pas eu de chance et dans ce cas, Igor remplit des pages au sujet de cet accident.

- Deia : Anton a digéré la tragédie. Symptôme de maturité ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Il y est en plein. On ne va pas nier qu’il a accusé le coup, il l’a accusé et il continuera à l’accuser. Je crois même qu’en lui-même il aurait souhaité que la Vuelta en finisse, parce que finalement, tu n’arrêtes pas de regarder à la télévision quelque chose où tu voudrais être. Ca fait souffrir.

- Deia : Tu as pensé au futur d’Anton ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : J’ai toujours dit que, pour l’instant, Igor n’est pas un coureur pour le Tour, mais il est tôt pour parler de 2011. Il faut voir comment seront les parcours, étudier aussi si nous revenons au Giro... Nous verrons.

- Deia : Au début de l’année, Euskaltel Euskadi s’est fixé d’arriver à la Vuelta avec un coureur et une équipe pour la gagner et vous êtiez en bonne voie jusqu’à Peña Cabarga. Cette Vuelta représente la consécration de l’équipe ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Quand je suis arrivé chez Euskaltel Euskadi, il y a 5 ans, j’ai vu une équipe très individualiste. Elle courait désorganisée et les victoires de Mayo, Samuel, Herrero ou qui que ce soit était ce qui cachait le problème d’individualisme que nous avions. Maintenant, nous sommes une équipe qui lutte dans la même direction, pour le même objectif. L’exemple, c’est Amets ou Oroz, à Cotobello ou le jour de la Bola, qui se sont tués pour que Mikel Nieve gagne. Snas être individuellement plus forte, cette équipe donne plus qu’avant.

- Deia : Ca t’a pris 5 ans pour en arriver là. C’est beaucoup ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : J’ai du lutter contre de nombreuses situations, mais je ne crois pas que ça été l’affaire de 5 ans, ni que je sois l’unique responsable. Le cas de Nieve, par exemple, montre que tout cela est antérieur, que ce n’est pas le fruit du travail des 5 dernières années, mais plutôt des 16 au cours desquelles Miguel (Madariaga) s’est dévoué pour ce projet. La Fondacion Euskadi a fait un travail incroyable avec les jeunes. Maintenant nous avons Anton, Samuel, Nieve, Castroviejo, Izagirre, Sicard et beaucoup d’autres. Ce sont eux qui donnent la réponse. Ce qu’il y a, c’est que nous vivons dans un petit pays où l’intérêt personnel est bien souvent placé au-dessus de celui du groupe. Moi, j’ai travaillé pour que ce ne soit pas comme ça. J’ai fait des paris qui maintenant marchent bien. Par exemple, j’ai toujours dit qu’Igor allait être le futur de l’équipe, même quand il ne marchait pas trop, comme l’année dernière. C’est ce qui s’est produit. Ce n’est pas facile de travailler dans un environnement si réduit où les critiques sont à l’ordre du jour. Moi, j’ai essayé d’être au-dessus de tout cela.

- Deia : Anton chute à Peña Cabarga, l’équipe est psychologiquement effondrée, mais elle se relève pour donner un récital à Cotobello. C’est le moment le plus spécial que tu ais vécu ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : C’est un moment incroyable parce que les coureurs ont su relever la tête dans une situation très dure. Ca montre leur caractère. Le lendemain de la chute, il y avait des coureurs lâchés dès le départ, parce que ce n’est pas seulement un changement de scénario pour le manager ou le directeur sportif, mais c’est aussi pour eux un coup si grand qu’ils se lèvent sans avoir les idées claires et il s’évanouissent. Je ressens de la fierté pour cette étape, pour les coureurs. Pour Oroz, pour Amets... et bien-sûr pour Nieve.

- Deia : Nieve est la grande découverte ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Il sera un des meilleurs grimpeurs au niveau international. Il ne va pas dépasser Anton, mais il ira loin. Déjà quand il est arrivé d’Orbea, nous savions que c’était un coureur d’avenir. Il a un don pour escalader. Ce qu’il y a, c’est que pour le type de coureurs comme lui, petit, léger, c’est difficile de briller sur le calendrier ProTour, où il y a des courses dures où il manque de force. Aussi, déjà dès avril, j’ai dit que Mikel devait se centrer sur la Vuelta parce que si nous ne prenions pas le risque, à l’âge de 26 ans, il allait disparaitre. Sur la Vuelta il a dépassé nos propres prévisions.

- Deia : C’est la meilleure course d’équipe qu’ait fait Euskaltel ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Moi, je dirais que c’est la meilleure saison en équipe. Nous avons remporté 16 victoires, mais c’est plus important qu’elles aient été signées par 8 coureurs différents. Mais je crois important qu’il soit pris en compte le type d’équipe que nous sommes et que cette année, nous ayons fait une grande saison ne veux pas dire que la prochaine nous allions rompre les schémas.

- Deia : Avec 16 victoires pour l’instant, Euskaltel signe sa saison la plus prolifique. Est-ce un danger pour l’année prochaine ? La liste sera dure à égaler.

- Igor Gonzalez de Galdeano : Ce sera difficile. Mais maintenant, nous avons une équipe solide pour les 3 prochaines années.

- Deia : Quelle sera la direction que prendra l’équipe à partir de maintenant ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Nous allons continuer à travailler de la même manière. La plus grande erreur que nous pourrions commettre serait de nous relâcher, penser que nous sommes arrivés. Ce que j’espère, c’est que les coureurs auront intériorisé qu’avec de l’ordre et du travail on peut arriver au niveau des autres équipes, mais que pour cela nous devons nous donner à 100%, alors que d’autres équipes peuvent se contenter de 80%.

- Deia : Anton, cette hystérie qui s’est créée quand il affrontait avec le maillot de leader les étapes décisives... Tu sens que la passion pour l’équipe s’est relancée ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : A nouveau, nous avons vu un coureur comme Igor, un pur grimpeur, à l’attaque. C’est séduisant. Mais aussi le Tour et le grand printemps que nous avons fait on influé. Les supporters ont vu qu’un bon travail a été fait et que cette équipe vaut le coup.

- Deia : La participation au Tour de l’année prochaine est assurée ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Nous sommes parmi les 17 premières équipes du monde, aussi, si le règlement UCI ne change pas, nous sommes sûrs de courir les 3 grands tours et le calendrier historique. Mais nous voulons aussi être Pro Tour. Nous devons présenter tous les papiers avant le 1er octobre.

- Deia : Avec les 3 grands tours assurés, cela reste intéressant d’être Pro Tour ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Peut-être y a-t-il une guerre entre les 3 grands tours et l’UCI, mais c’est une bataille qui dépend d’un accord. Nous ne pouvons pas prendre le risque qu’Euskaltel Euskadi soit éloignée du premier rang du cyclisme mondial.

- Deia : L’équipe est définitive pour 2011 ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Non, mais c’est l’affaire de 2 semaines.

- Deia : Tu as un recrutement en tête ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Ce n’est pas facile parce que le marché n’est pas aussi large que nous le souhaiterions.

Traduit d’un article en espagnol paru sur deia.com


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