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Mikel Nieve : "je préfère gagner une étape que de finir dans le Top 10"

samedi 18 septembre 2010

Il est la révélation basque de la Vuelta. Il passe tout près du Top 10 pour son premier grand tour et repart avec une victoire d’étape. Interview.


- Gara : Tu t’attendais à être à ce niveau dans ton premier grand tour ?

- Mikel Nieve : Au départ, je venais pour travailler pour Igor Anton, je savais que j’étais en forme, mais je ne m’attendais pas à être autant à l’avant. Je remercie l’équipe pour la confiance qu’elle m’a accordée depuis juin. Il m’ont dit que j’irais à la Vuelta, ils m’ont emmené avec Igor Anton et Beñat Intxausti pour reconnaître les étapes décisives et ça m’a bien servi. Dans l’étape que j’ai gagnée, ça m’a aidé de connaître ce col et de savoir qu’il était long et que les derniers kilomètres étaient très durs. Je savais que je devais garder des forces pour le final.

- Gara : Aussi important que la victoire, c’est la manière dont elle a été construite, avec une attaque de toute l’équipe et une ascension finale où tu as à peine perdu de temps par rapport aux favoris...

- Mikel Nieve : Le plus beau, c’était la manière, en attaquant de loin, en prenant des risques. L’équipe a fait un très bon travail, ils m’ont amener au pied de Cotobello sans fatigue et au final je suis bien sorti. Je ne me suis pas vu gagner l’étape avant les 300 ou 500 derniers mètres, quand j’ai vu la dernière ligne droite, personne derrière, j’en ai profité. Jusqu’à là, avec les écarts, j’étais un peu nerveux.

- Gara : Tu espérais mieux faire le chrono et finir dans le Top 10 ?

- Mikel Nieve : Avant le chrono, je savais que j’allais perdre beaucoup de temps, parce qu’il y avait beaucoup de lignes droites et c’était très plat. Je savais que j’allais perdre 5 minutes au moins et je n’ai pas été surpris. J’étais réaliste et je pensais qu’il était très difficile d’entrer dans le Top 10. Les autres me prennent trop de temps. Dans la Bola del Mundo, nous essaierons d’être le mieux possible, si je peux, je disputerai l’étape, mais entrer dans les 10 premiers je le vois comme quelque chose de secondaire, ce n’est pas mon objectif.

- Gara : Tu crois que le temps perdu dans Peña Cabarga, à attendre Igor Anton, t’a éloigné de cette place ?

- Mikel Nieve : Non, je n’y pense pas. Si je n’avais pas perdu ces minutes là, ils ne m’auraient pas non plus laissé m’échapper et je n’aurais pas gagné l’étape. Je préfère gagner une étape qu’entrer dans le Top 10, et je n’ai pas trop pensé à ça.

- Gara : C’est surprenant qu’avec un tel niveau, tu n’aies pas couru ton premier grand tour avant 26 ans.

- Mikel Nieve : C’est normal. C’est ma seconde année dans l’équipe et tu ne peux pas prétendre, dès ton arrivée à courir un grand tour. Ca m’a fait du bien d’avancer petit à petit. Débuter à 26 ans n’est pas mal. J’ai tenté d’arriver le mieux possible à la Vuelta. Je n’ai pas disputé la Vuelta a Burgos, je l’ai courue comme préparation, tranquille, et c’est normal que j’ai donné le meilleur ici. L’année prochaine, j’aimerais aussi courir un grand tour. Giro Tour ou Vuelta, ce que décidera l’équipe.

- Gara : Tu sens que tu as gagné le respect du peloton ?

- Mikel Nieve : Je ne sais pas si c’est du respect, mais plus d’un est venu me féliciter et ça fait plaisir que des gens comme Nibali, d’un grand niveau, viennent te féliciter. Après le respect, on se le gagne sur la route.

- Gara : Comment vois-tu la montée à la Bola del Mundo d’aujourd’hui et le duel entre Mosquera et Nibali pour la victoire de la Vuelta ?

- Mikel Nieve : Je ne connais pas les 3 derniers kilomètres. On dit qu’ils sont très durs. Les forces entre Mosquera et Nibali, je les vois à égalité, et il y a aussi les bonifications. Il faut voir comment se passe la course. Ce sera très dur et je ne penche pas pour l’un des deux.

- Gara : La victoire était le plus beau cadeau que vous pouviez offrir à Igor Anton après son abandon avec le maillot rouge ?

- Mikel Nieve : Pour lui et pour toute l’équipe. J’ai vu comment il est tombé devant moi, et tu restes dans un état de choc. Tu ne sais pas comment réagir. Je me suis arrêté, j’ai vu qu’il ne se relevait pas et nous ne savions pas trop quoi faire. Après tant de travail, et avoir si bien fait, nous avions beaucoup de peine. Nous étions tristes et dès la réunion de l’équipe, nous avons pensé qu’il fallait tenter le coup de loin. Nous l’avons fait avec toutes nos forces et des fois ça ne marche pas, mais cette fois ci, ça a fonctionné à merveilles.

- Gara : Tu crois que sans cette chute il aurait gagné la Vuelta ?

- Mikel Nieve : Je ne sais pas s’il l’aurait gagnée, mais il avait vraiment beaucoup de chances de le faire, parce qu’il était le plus fort de la Vuelta. Parfois, ce n’est pas le plus fort qui gagne, mais il était dans de bonnes conditions pour le faire. Je crois qu’il aurait aussi pu gagner d’autres étapes, mais ça a été une très bonne Vuelta et nous en sommes contents.

Traduit d’un article paru sur gara.net


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