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Igor González de Galdeano : "Le lendemain de la chute d’Anton, je ne voulais même pas me lever"

jeudi 16 septembre 2010

Le Manager Général de l’équipe Euskaltel Euskadi revient sur les deux premières semaines d’une Vuelta a España extraordinaire pour les oranges : 3 victoires et la chute d’Igor Anton, porteur du maillot rouge de leader.


- El Correo (EC) : La victoire de Mikel Nieve à Cotobello a été parfaite : elle arrive après la chute d’Anton et elle ressuscite l’équipe qui a composé une symphonie tactique.

- Igor Gonzalez de Galdeano : Bon, sincèrement, nous l’avions prévu comme cela. Gorka Gerrikagoitia m’a dit ce qu’il fallait faire. Depuis la veille, Gorka motivait Txurruka et Nieve, leur disant qu’il fallait attaquer dans le col de San Lorenzo. Il le leur répétait dans l’autobus, alors que nous descendions des lacs de Covadonga, que nous allions gagner l’étape suivante.

- EC : Réussi.

- Igor Gonzalez de Galdeano : Oui. Txurruka aime la guerre. Il a tout de suite été d’accord. Nieve est un peu moins fougueux, mais il était aussi partant. Nous planifions la chose comme ceci : Nous ne souhaitons pas qu’Amets ou Nieve entrent dans l’échappée initiale. On les garde en réserve. Ca, c’est Oroz ou Verdugo qui devaient le faire. Etant le plus fort, c’est Oroz qui y est allé. Après, nous avons fait ce qui était prévu. Amets et Nieve ont attaqué dans San Lorenzo.

- EC : Et c’est le début de l’enchaînement jusqu’à la victoire.

- Igor Gonzalez de Galdeano : C’était comme si on menait la course sur une console de jeu.

- EC : Cette victoire a été plus émouvante que les deux d’Anton ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Moi, elle m’a plus ému, parce que nous sortions d’un enterrement et tout à coup, nous étions à la noce. Etre capables de retourner la situation de l’effondrement que nous avait causé la chute d’Anton et gagner l’étape reine de la Vuelta, c’est quelque chose d’émouvant.

- EC : C’est la confirmation de Gerrikagoitia en tant que grand directeur sportif.

- Igor Gonzalez de Galdeano : J’ai une grande confiance en lui. Il a les idées claires et une bonne vision de la course. Il garde son sang-froid et il a été très bien sur la Vuelta. Il est en train de devenir un grand directeur sportif.

- EC : Euskaltel a préparé minutieusement la Vuelta. Le plan était de la gagner.

- Igor Gonzalez de Galdeano : En venant avec Anton, nous savions qu’il serait la révélation de la Vuelta a España. Et nous nous sommes retrouvés avec un Anton bien supérieur à ce que je pensais. Aussi, avant la course, nous avions reconnu les étapes clés. Anton et Mikel Nieve les ont vues. En avril, j’ai pris la décision que Nieve courrait la Vuelta. C’est un coureur qui souffre et se perd sur des course comme on trouve en Belgique. Il a déjà 26 ans et c’était le moment de l’essayer ici. Ca a été une bonne chose de l’essayer sur cette Vuelta.

- EC : Pour la première fois, Euskaltel a pris les rênes d’un grand tour. C’est une équipe en pleine croissance malgré les limites budgétaires ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Maintenant, nous avons une union entre les coureurs qui n’existe peut-être dans aucune autre équipe. Et en plus, nous avons eu la chance que tous arrivent à la Vuelta dans un grand moment. Par exemple, Koldo Fernandez de Larrea a sacrifié ses chances au sprint et s’est vidé pour Anton. Ce n’est pas facile qu’un sprinteur fasse cela. Anton est un gamin très proche. Ils ont beaucoup d’affection pour lui.

- EC : Qu’as-tu pensé en le voyant au sol sur la route de Peña Cabarga ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Je n’ai pas pensé. D’abord je lui ai dit que ce n’était rien et de remonter à vélo. Il a essayé et c’est alors que je me suis dit qu’il ne pouvait pas. Le ciel m’est tombé sur la tête. Et ça a été pire le lendemain matin. Je n’avais même pas envie de me lever. J’étais cassé, comme tous nos rêves.

- EC : C’était la Vuelta d’Anton ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Sûr. Igor était super et ses rivaux je ne les vois pas forts. Cette Vuelta manque de force. Igor les aurait achevés dans les montées.

- EC : Tu as peur que ce second abandon l’affecte ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Ca marque, mais je ne crois pas. Une des vertus et des défauts qu’il a, c’est qu’il est très têtu. Il a dit qu’à la troisième il gagnera et il viendra pour gagner la Vuelta.

- EC : Il a atteint sa maturité ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Oui, Il l’a atteint pendant cette Vuelta. A tous les niveaux.

- EC : A l’hôpital, il parlait déjà de courir le Giro et la Vuelta en 2011.

- Igor Gonzalez de Galdeano : Nous devons d’abord obtenir la possibilité d’aller au Giro, mais oui, c’est possible. Je crois que le Tour n’est pas encore une course pour Igor. Il faut attendre 2 ans.

- EC : Euskaltel est couverte d’éloges aujourd’hui, mais c’est une équipe habituée aux critiques, surtout en Euskadi. A quoi s’est du ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : L’équipe est plus appréciée en dehors qu’en Euskadi. J’ai l’habitude de dire que c’est de la jalousie. Miguel Madariaga a créé cette équipe avec beaucoup d’efforts. Sur le chemin, il y a eu beaucoup de soutiens et aussi quelques ennemis. Aux Etats-Unis, ils ont fait une étude sur les équipes les plus connues. La première est celle d’Armstrong, RadioShack, la seconde, c’est Garmin et la troisième, c’est la notre. A l’étranger, notre philosophie plait beaucoup.

- EC : A court terme, la continuité de l’équipe est assurée. Jusqu’où tiendrez-vous ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Actuellement, nous avons un problème. Les autres équipes ont vu qu’ici il y a de très bons coureurs. Tout le monde veut Anton. Nous tenterons de garder le bloc. Nieve, Txurruka, Ruben Perez...

- EC : Il y aura des problèmes pour être dans les grandes courses en 2011 ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Non. Nous sommes parmi les 17 premiers du Classement Mondial UCI. La 6e place de Samuel Sanchez au Canada nous fait du bien. En 2011, nous serons au Tour sans avoir à demander une invitation.

- EC : Dans cette Vuelta, vous avez vécu l’euforie avec Anton, les larmes lors de sa chute et la remonté avec la victoire de Nieve. Avec quelle sensation partiras-tu de la course ?

- Igor Gonzalez de Galdeano : Quand Anton est tombé, nous voulions que l’épreuve s’arrête au plus vite. Nous étions au plus bas. La victoire de Nieve a été une récompense face à l’injustice qu’a subie Igor. Pour cela, ce qui s’est passé à Cotobello est inoubliable. Nieve a fait la dernière ascension quasiment au même niveau que Nibali. Pour nous, ce sera une Vuelta historique.

- EC : La cerise sur le gâteau, c’est Samuel Sanchez qui pourrait l’apporter au Championnat de Monde.

- Igor Gonzalez de Galdeano : Il s’est très bine préparé. Il regrette de ne pas être venu sur la Vuelta, mais peut-être finallement que ça l’aidera au Mundial. Cette course est toujours dure au final et il sera à la bagarre.

Traduit d’un article en espagnol paru sur elcorreo.com


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