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Igor Anton : "J’avais un compte à régler avec la Vuelta"

jeudi 9 septembre 2010

Le leader de l’équipe Euskaltel Euskadi confirme qu’hier, au début de l’ascension, ses sensations n’étaient pas les meilleures, puis que ça s’est arrangé. Interview.


- Deia : Comme à Valdepeñas, une autre démonstration du fait que tu as mûri incroyablement.

- Igor Anton : Dans les derniers kilomètres il fallait économiser ses forces. Je connaissais le col et je savais qu’il est long. Ce n’était pas mon meilleur jour. Au départ, je cherchais à ne pas perdre de temps parce que le rythme a été dur.

- Deia : Mais quand Mosquera a attaqué, tu étais là, devant.

- Igor Anton : Oui, mais j’ai eu du mal à entrer dans la bagarre. Je ne cherchais pas la victoire. Je pensais à réduire les écarts, à monter à mon rythme. Mosquera était très fort, mais finalement, j’ai réussi à le reprendre, à gagner l’étape et à reprendre le maillot rouge.

- Deia : La Vuelta est entrée dans son moment décisif. Tu vas continuer à dire que tu n’es pas venu pour gagner ?

- Igor Anton : Je ne veux pas mentir. Je suis dans la bataille et je ne vais pas baisser les bras. Je vais continuer cette concentration quotidienne, l’équipe va souffrir énormément. Pour cela, je répète qu’il va être difficile d’arriver à Madrid dans cette situation. Il faut que les forces nous accompagnent. J’ai couru 5 Vueltas et 2 Tours et je sais à quel point c’est compliqué. Gagner un grand tour entraîne des problèmes majeurs. C’est quelque chose que je vois très éloigné. Regardez Purito hier. C’est la preuve qu’un jour sans peut t’éliminer.

- Deia : Tu as peur de quelque chose ?

- Igor Anton : Non, j’ai la crainte du jour sans qui nous fait souffrir. Mais je ne ressens pas de peur parce que si je ne gagne pas, ce ne sera pas une catastrophe, vu que je ne suis pas venu pour gagner cette Vuelta. Maintenant une bonne occasion se présente à moi, mais je n’ai pas peur.

- Deia : Tu dis que tu as eu un mauvais jour aujourd’hui. Vraiment ?

- Igor Anton : Non, pas si mal que cela. Ce qu’il y a, c’est que sur ce terrain en Andorre que je connaissais déjà, je ne suis pas très à l’aise et j’ai du doser mon effort. J’avais de meilleures sensations dans le Xorret ou à Valdepeñas de Jaén, quand j’ai gagné. De fait, je vais rectifier, je n’ai pas eu un mauvais jour. Ca n’a pas été le meilleur, mais j’avais de très bonnes jambes.

- Deia : Alors, pourquoi as-tu démarré l’ascension si en retrait ?

- Igor Anton : Parce que je n’allais pas du tout comme je voulais. Je cherchais à faire une bonne étape, pas la victoire. Et même je pensais à passer la journée sans perdre trop de temps par rapport aux coureurs qui luttent pour gagner la Vuelta. Je dirais que je me suis senti mieux progressivement. Dans la dernière partie je me suis senti mieux qu’au début du col.

- Deia : Les coureurs qui ont fait le Tour ont accusé le coup, alors que toi, Mosquera ou Tondo on vous voit plus frais.

- Igor Anton : Moi, j’avais un compte à régler avec la Vuelta. C’est pour cela que nous avons programmé la saison ainsi. Et ça nous réussit. L’année dernière j’ai fait les deux grands tours et ce n’est pas pareil. L’énorme fatigue du Tour... Aujourd’hui on a vu que Mosquera et moi qui courons notre premier grand tour, sommes plus frais.

Traduit d’un article en espagnol paru sur deia.com


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