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Igor Anton : "Je ne suis pas venu avec l’idée de gagner la course, mais maintenant je ne l’écarte pas"

lundi 6 septembre 2010

Assis sur les marches du bus d’Euskaltel Euskadi, signant des autographes, Fuji, le leader de la Vuelta a España, répond à une interview.


- El Correo (EC) : Comment ont été tes première heures en rouge ?

- Igor Anton : Ca a été beau. Je ne l’attendais pas. J’ai eu la surprise. Maintenant j’ai la nervosité normale dans ce genre de situation. C’est une sensation différente de celle de gagner une étape. Dans l’équipe, nous avions vécu il y a deux ans le maillot de leader d’Egoi Martinez sur la Vuelta. J’espère que ça nous servira d’expérience et que nous saurons faire.

- EC : Qu’est-ce qui a été le plus émouvant ?

- Igor Anton : Je ne pensais pas du tout que j’allais être leader. Je suis arrivé à Catí convaincu que je ne l’étais pas. Le plus émouvant ça a été ces 2 ou 3 minutes d’incertitude au sommet du Xorret, jusqu’à que finalement on m’a confirmé que j’étais le leader.

- EC : Euskaltel Euskadi n’a pas l’habitude d’assumer le contrôle de la course.

- Igor Anton : Bon, nous avons déjà vécu des situations comme celle là. J’ai eu à défendre le maillot au Tour de Suisse. Et nous avons protégé Samuel Sanchez dans beaucoup de courses. Notre intention à Seville, au départ, n’était pas de gagner la Vuelta et je ne crois pas que maintenant nous ayons à prendre trop de responsabilités.

- EC : Tu sens la lourdeur d’être le leader ?

- Igor Anton : Non. Je sais que j’ai une responsabilité. Ce n’est pas un poids, au contraire, c’est quelque chose de beau et c’est la preuve que je suis en train de faire les choses comme il faut.

- EC : A 27 ans, tu es plus mûr.

- Igor Anton : C’est possible. Peut-être que je ne garderai le maillot rouge que quelques jours. Mais il ne se passera rien si je le perds. Je le sais. Il reste une longue course. Et, je répète, nous ne sommes pas venus pour gagner. Nous avons déjà fait beaucoup plus que ce que nous pensions. Mais c’est clair que je ne vais pas baisser les bras. Je vais voir jusqu’où je vais.

- EC : En 2008 tu a subi une grave chute sur la Vuelta. Maintenant tu es leader.

- Igor Anton : C’est comme ça. J’ai passé 10 jours sans sortir de la maison, quasiment incapable de me débrouiller seul. Je ne pouvais pas m’appuyer au sol et je devais me déplacer dans un fauteuil d’ordinateur dans la maison. Après, quand déjà je pouvais reprendre le vélo, mes compagnons d’entrainement (Rubén Pérez, Fernández de Larrea...) devaient baisser leur rythme pour ne pas m’assommer. Ca a été dur.

- EC : Que te conseille Egoi Martinez qui a déjà été leader de la Vuelta ?

- Igor Anton : D’être tranquille. Nous parlons beaucoup. Nous sommes dans la même chambre. Il sait me guider et me calmer.

- EC : Tu as bien dormi la première nuit où tu étais en rouge ?

- Igor Anton : Non, pas du tout. Peut-être à cause de la fatigue de tous ces jours-ci. Mais je me sens bien.

- EC : Tu commences à ressentir la pression ?

- Igor Anton : Tiens, un peu ! Je l’assume. C’est bon d’avoir un certain niveau de tension. Espérons que j’ai cette tension jusqu’à la fin de la Vuelta !!

- EC : Tu as vu la vidéo de l’étape de Xorret de Cati ?

- Igor Anton : Non. J’ai regardé sur YouTube pour voir si ça y était. Je n’ai vu aucune image de la montée.

- EC : Et en regardant la classement général, le fait de voir que tout les autres sont derrière et que Menchov et Schleck sont loin, que penses-tu ?

- Igor Anton : Pas grand chose. Le plus dur de la Vuelta reste à venir. Schleck est arrivé très frais et il va aller de mieux en mieux.

- EC : Tu es un coureur qui se fie à son instinct ou plutôt qui obéit à la lettre aux instructions du directeur ?

- Igor Anton : A un moment, je me vois à l’avant et je pense à attaquer. Comme dans le Xorret de cati. Je croyais que Purito avait gratté une seconde de bonification dans un sprint intermédiaire et qu’il allait prendre le maillot. Je pensais à l’attaquer. Et le directeur (Gorka Gerrikagoitia) m’a tempéré. Il m’a dit que ce n’était pas important si Purito prenait le maillot de leader. Que l’important était de bien passer la journée. C’est ce que j’ai fait. Ce qu’il y a, c’est qu’ensuite, les juges ont annulé la bonification du sprint intermédiaire et j’ai pris le maillot rouge. Ca a été une énorme surprise.

- EC : Ne serait-il pas mieux qu’un autre ait le poids de la course ?

- Igor Anton : Ca va. Ce que tu peux prendre aujourd’hui, il faut le prendre pour ne pas que ça t’échappe.

- EC : Tu dis que tu n’es pas venu pour gagner la Vuelta. Tu écartes cette éventualité ?

- Igor Anton : Je ne l’écarte pas, mais je le vois si loin et si difficile... Je veux profiter de ce que j’ai aujourd’hui. Et si je le perds, ça n’a pas d’importance. J’ai fait ce que je devais faire. Gagner la Vuelta est une chose très grosse. Pour le faire, il faudrait que je n’ai aucun incident. Le corps n’est pas pareil tous les jours. Il y aura des jours difficiles et je devrai savoir les affronter.

- EC : Tu te sens mieux que jamais ?

- Igor Anton : Je crois que oui. Je me suis amélioré avec les années et je crois encore avoir une marge de progression.

- EC : Tu te surprends toi-même ?

- Igor Anton : Ca m’est déjà arrivé à d’autres occasions. Je me sens très bien. Mais il reste beaucoup d’étapes. La fatigue s’accumule. Et la responsabilité, la pression des médias... Je ne pense pas à ce qui pourrait arriver. Ca arrivera.

Traduit d’un article en espagnol paru sur elcorreo.com

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Caricature : "Rigor Anton", "Rigueur Anton"

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