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Igor Anton : "Maintenant, je n’écarte aucune possibilité"

mercredi 1er septembre 2010

Double interview d’Igor Anton juste après sa magnifique victoire d’hier, lors de la 4e étape de la Vuelta. L’objectif de la victoire est atteint. Maintenant, voyons ce qui va se passer...


Hier à Valdepeñas de Jaén, Igor Anton est sorti de ce maudit virage d’El Cordal, lors de la Vuelta 2008. Il a gagné l’étape, il est second au général à 10" de Gilbert et il porte le maillot de la régularité qui est vert. C’est donc le vert, la couleur de l’espoir que porte Igor aujourd’hui.

- Deia : Que ressents-tu ?

- Igor : Ca a été beau. Incoyable. Un délice. J’ai atteint l’objectif que je m’étais fixé en arrivant à la Vuelta. Une étape, c’est ce que nous voulions et nous l’avons déjà. Je suis très content et je veux dédier la victoire à Miguel (Madariaga) et à Igor (Gonzalez de Galdeano). Aussi aux supporters. Et aux co-équipiers, qui ont été incroyables, et spécialement à Mikel Nieve, qui m’a placé dans la partie finale. Sans lui, je n’aurais pas gagné.

- Deia : Son aide a été si importante que ça ?

- Igor : Bon, ça a été une part importante, comme l’a aussi été le fait de connaître le final de l’étape. Nous sommes venus le voir en juin. Ca a été une bonne chose. Le fait de connaître m’a aidé à calculer le moment exact auquel je devais attaquer.

- Deia : Tu savais que tu pouvais gagner ?

- Igor : C’était compliqué. Je suis bien, mais la chaleur, les rivaix... Je n’étais pas sûr de moi. L’espérience m’a beaucoup servi. Je mûris. Maintenant je sais ce que je dois faire dans des situations concrètes. Etre régulier. Aujourd’hui, par exemple, j’avais très envie, mais j’ai su me contenir. J’ai eu le sang-froid qui m’a manqué à d’autres moments. Je me suis souvenu de ces fois où, trop impatient, j’ai attaqué trop tôt.

- Diea : Tu parles de la Flèche Wallonne, dur Mur de Huy, biens-sûr.

- Igor : Oui entre autres, parce que ce jour là une belle occasion m’a échappé. C’est la facture la plus chère que j’ai payée. J’avais le bon, les bonnes jambes, mais... De toute façon, ça a été un jour, ni un jour clé, ni un jour vital. Il y en a d’autre qui m’ont permis d’apprendre. En perdant on apprend. Moi j’ai souvent perdu. Et j’ai beaucoup appris. Si je n’avais pas perdu avant, à la Flèche Wallonne, par exemple, je n’aurais peut-être pas gagné cette étape.

- El Correo : Après avoir surmonté ta chute de 2008 et de nombreux autres problème, cette victoire, c’est ta confirmation ?

- Igor : Je suis redevenu celui que j’étais au début de cette saison, à El Morredero. Et gagner ici est une suite. Ca me montre que je peux gagner dans une grande course. J’ai réussi à chasser les fantômes qui m’entouraient. Les mauvais souvenir après cette chute. Gagner aujourd’hui, me montre que je peux être bien sur des arrivée comme celle là, comme à la Flèche Wallonne.

- El Correo : Cette victoire est plus ou moins émouvante que celle de Calar Alto en 2006 ?

- Igor : J’ai eu des sensations similaires. C’était la première, quasi inespérée. Cette victoire arrive à un moment très important pour moi et pour l’équipe. Je viens de renouveler mon contrat. Ils ont misé sur moi et c’est la meilleure manière de remercier cette confiance.

- El Correo : Tu es arrivé à la Vuelta avec des doutes ?

- Igor : Tu en as toujours. Tu ne crois jamais que tu es eu tout juste dans ta préparation. Tu dois te le prouver à toi-même. Ca été décisif d’avoir l’expérience d’autres années. J’ai travaillé dur, j’ai sacrifié d’autres courses et l’équipe m’a beaucoup soutenu. Maintenant, on va voir jusqu’où je vais. Je crois que c’est l’année où j’arrive le mieux à cette course.

- El Correo : Tu avais peur de ne pas retrouver le niveau de 2008 ?

- Igor : Tu as toujours cette peur. Mais des courses avant cette Vuelta je me sentais très bien. A la Clasica San Sebastian j’ai vu qu’il me manquait encore un point de forme et j’ai travaillé encore plus dur. Maintenant je récolte les fruits.

- Deia : Ca te satisfait cette étape ?

- Igor : Oui, oui, je t’ai dit, c’était l’objectif. Nous l’avons atteint et nous sommes contents. Mais ça n’a pas été aussi facile qu’il y parait. Quand j’ai attaqué, je l’ai fait fort, et le final a été long. Quand j’ai regardé derrière et que j’ai vu Nibali j’ai pensé qu’il allait me reprendre. Heureusement que j’avais reconnu la montée avant. Maintenant nous avons la victoire que nous voulions et une autre course commence pour nous. On va voir jusqu’où on peut aller. Je me suis rapproché au général et on va voir ce qui se passe. Mais ce que je sais, c’est que maintenant je n’écarte aucune possibilité.

- Deia : Tu parles d’arriver en rouge au podium de Madrid ?

- Igor : Ouf ! Gagner la Vuelta est extrêmement compliqué. Etre à l’avant, courir comme je suis en train de le faire, je ne dis pas non, mais gagner... Gagner, c’est un mot majeur. Encore plus quand je n’ai jamais rien gagné encore. Je veux dire que je n’ai jamais remporté aucun classement général, même pas de petits tours. Alors penser à gagner la Vuelta... Je peux te dire que nous n’allons pas nous relâcher, que nous allons y aller, sans nous égarer, et dans l’attente de voir ce qui va se passer.

- El Correo : Que faudrait-il pour que tu gagnes la course ?

- Igor : Que je n’ai pas de hauts et de bas. Et faire un grand contre la montre, chose qui n’est pas facile dans mon cas. Et plus encore face à des coureurs comme Nibali qui est pour moi le grand favori. Je dois aussi faire attention dans les arrivées au sommet. Je suis un grimpeur, mais je peux avoir une défaillance. Je dois savoir bien gérer les mauvais jours.

- El Correo : Avoir déjà une étape t’enlève la pression. Tu es venu avec cet objectif et tu l’as.

- Igor :C’est vrai. Je vais profiter heureux du reste de la course. J’aimerais gagner une étape comme cela tous les ans.

Traduit de deux articles en espagnol parus sur deia.com et elcorreo.com


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