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Igor González de Galdeano : "Igor Anton a le talent pour gagner la Vuelta, mais ce n’est pas l’objectif fixé"

mardi 24 août 2010

Le manager Général de l’équipe Euskaltel Euskadi fait le point sur les objectifs de l’équipe sur la Vuelta a España et sur les chances d’Igor Anton au classement général.


- Deia : Depuis que tu es arrivé chez Euskaltel Euskadi, tu te souviens d’une Vuelta à laquelle l’équipe est arrivée aussi inquiète ?

- Igor GG : Non, je ne crois pas, mais maintenant je ne donne pas une importance excessive à ça. Nous sommes à la veille de la Vuelta pour laquelle nous avons fixé une objectif très clair et quand on y est, on ne pense plus à ce qui s’est passé avant. Si nous le faisions nous nous relâcherions et ce serait fatal. Mais oui, je ne vais pas le nier, nous avons une année bien meilleure que ce que j’attendais.

- Deia : Samuel a triomphé sur le Tour et il est passé tout près du podium. Les gamins, Izagirre, Sicard, Castroviejo, Intxausti et Antón répondent avec des victoires et une belle attitude. Les sponsors soutiennent l’équipent de façon inconditionnelle... C’est la situation idéale.

- Igor GG : Mais ce qui est le plus surprenant, au moins pour moi, se résume en 2 points : d’abord, comment les jeunes ont bien répondu, c’est très important pour une équipe engagée dans la formation. Et ensuite, que nous avons gagné 13 courses avec 7 coureurs différents, ce qui n’est pas habituel dans une équipe qui ces dernières années a du se contenter des victoires de Samuel Sanchez, Koldo Fernández de Larrea et Igor Antón.

- Deia : Dans tout cela il y a un danger : que les résultats valident la saison de l’équipe, mais qu’à la Vuelta, les attentes ne soient pas satisfaites...

- Igor GG : Je ne vois pas ce risque. Nous n’allons pas faire une mauvaise Vuelta.

- Deia : Tu en es si sûr que cela ?

- Igor GG : Oui, parce que nous avons fait un grand Tour avec des coureurs qui maintenant ne sont pas à la Vuelta, alors que ceux qui avaient planifié cette course depuis le début de la saison ont pu se reposer et se préparer. La Vuelta est un grand objectif et ils vont la faire comme il faut. Je suis optimiste, je ne vois pas de raison pour ne pas maintenir le niveau.

- Deia : On sent une certaine euphorie avant de partir pour Seville. C’est bon, ça ?

- Igor GG : Je ne crois pas qu’il y ait de l’euphorie, mais plutôt de la confiance. J’ai dit à Igor (Anton) qu’il est capable de remporter des victoires importantes, comme il l’a déjà fait avant dans des étapes reines de courses comme le Tour de Romandie, le Tour de Suisse, Castilla y Leon, Urkiola... Et nous sommes dans la saison de son retour, parce qu’Igor est rétabli, et son but n’est rien d’autre que de lutter pour des victoires dans la montagne et, aussi, le podium, qu’il avait déjà comme objectif il y a deux ans, quand il est tombé dans El Cordal.

- Deia : Podium. Tu ne vois pas Igor plus haut ? Gagner la Vuelta, pour être clair.

- Igor GG : Le voir, oui, je le vois, Igor a le talent pour ça, mais se fixer l’objectif de gagner la Vuelta signifie sacrifier beaucoup d’autres choses.

- Deia : A quoi fais-tu référence ?

- Igor GG : Si tu joues pour gagner, tu dois économiser tes forces. Un des meilleurs exemples est la façon dont a couru Valverde l’année dernière, oubliant les victoires d’étape et sachant que la priorité était de gagner la Vuelta. Les victoires d’étapes, pour l’instant, sont plus réelles pour nous. Si nous remportons la première victoire d’étape, quelque chose de très important, alors on pourra voir si on vise le podium. De toute façon, je ne veux pas passer les deux première semaines de la Vuelta à attendre de voir ce qui se passe parce qu’il y a des candidats pour les premières places.

- Deia : Il faut insister : il y a beaucoup de gens qui voient Anton sur la première marche du podium à Madrid.

- Igor GG : Non. Moi je ne l’y vois pas.

- Deia : Pourquoi ? Rêver est gratuit.

- Igor GG : C’est vrai, mais il faut être réaliste. Je crois qu’il faut avancer pas à pas. Et ça ne veut pas dire que je n’ai pas confiance en Igor. Pas du tout. Pour moi, Igor est spécial. Il est indiscutablement le présent du cyclisme basque, le coureur qui a le plus de talent. Il doit continuer à mûrir et oui, peut-être, même si ça me contredit, ça peut être son année, mais ce n’est pas bon de créer des attentes si ambitieuses pour qu’ensuite elles ne se réalisent pas et...

- Deia : Et ?

- Igor GG : Il arrive ce qui arrive habituellement dans ce genre de cas.

- Deia : Le parcours lui convient. Il est peut-être dans la meilleure forme de sa vie. Qu’est-ce qui lui manque le plus ?

- Igor GG : C’est clair qu’il s’est très bien préparé. Mais il faut garder les pieds sur terre. Personne ne doit oublier que nous luttons contre Menchov, les Schleck, Nibali, Mosquera...

- Deia : Tu as peur qu’Anton ait du mal à supporter la pression comme dans d’autres occasions ?

- Igor GG : Sincèrement, je ne crois pas. Igor ne craint pas la pression comme on dit, il la réclame même. Maintenant il est conscient qu’il doit bien courir et il l’assume. La pression il se la met lui-même. Il veut être avec les meilleurs. Il a beaucoup mûri sur ce plan là.

- Deia : Qu’Igor et Beñat ne soient pas allés sur le Tour a fait ressortir quelques voix critiques. Tu crois que maintenant les gens comprennent mieux ?

- Igor GG : J’accepte que les supporters veuillent toujours que les meilleurs coureurs aillent au Tour. Je le comprends, mais je dois faire un calendrier pensé pour le bien de l’équipe. Après la Vuelta al Pais Vasco, Beñat m’a dit qu’il voulait courir le Tour. Igor non. Je n’ai pas changé mes plans et les choses se sont bien passées, nous avons eu de la chance et maintenant la présence d’Igor et Beñat à la Vuelta fait que les supporters sont ravis. S’ils étaient allés au Tour, aucun des deux ne serait capable maintenant de faire quelque chose de grand à la Vuelta.

- Deia : Euskaltel n’a jamais gagné un grand tour. Ca t’obsède ?

- Igor GG : Gagner un grand tour, monter sur le podium du Tour, porter le maillot arc-en-ciel, faire quelque chose au Giro... Il nous reste beaucoup de choses à faire. Nous y travaillons.

- Deia : Si Anton est le leader de l’équipe à la Vuelta, Beñat est...

- Igor GG : Un coureur très important qui aura ses opportunités mais qui sera toujours attaché à Anton. Igor est notre pari pour la Vuelta et il faudra être attentif à lui, mais ça peut être bénéfique pour Beñat.

- Deia : Si on parle autant d’Anton, Euskaltel devra être un référent à la Vuelta ?

- Igor GG : Non, ce serait une erreur. Nous ne le sommes pas. La responsabilité, en principe revient à la Saxo Bank ou à Rabobank, ou à des équipes qui ont des coureurs qui ont déjà montré des choses dans les grands tours. Mais tous savent qu’igor est dangereux, ce n’est pas un secret. Et ça veut dire qu’ils ne vont pas lui laisser un mètre.

- Deia : Tu as quasiment profilé l’équipe de 2011. Euskaltel a reconduit en août les contrats de sa colonne vertébrale.

- Igor GG : Mais il y a encore des coureurs à renouveler qui seront sur la Vuelta et ils auront la possibilité de montrer qu’ils méritent de rester. Nous avons fait la base, mais il nous reste encore du travail.

- Deia : Tu gardes le bloc à part Intxausti.

- Igor GG : C’est difficile de garder tout le monde. J’ai même pensé que Samuel s’en irait parce qu’il avait des offres importantes. Au final, son désir de rester s’est imposé. Comme dans le cas d’Anton et Sicard. Beñat ? Il a passé une année dans l’équipe et maintenant il estime qu’il peut grandir mieux à un autre endroit. Je l’accepte. Je ne nie pas que pour nous c’est un départ important, parce qu’il avait généré beaucoup d’espoirs.

- Deia : Son départ retire du potentiel à Euskaltel ?

- Igor GG : Si on enlève ce qu’a fait Beñat et qu’on regarde les victoires des autres... Beñat a gagné une des 13 courses de l’équipe et pour cela je ne crois pas qu’il ne nous reste plus de potentiel, pas de façon alarmante. Mais c’est vrai que Beñat a eu une grande présence dans l’équipe, qui a augmenté au cours de l’année et qu’à la Vuelta al Pais Vasco il nous a donné une 3e place extrêmement importante.

- Deia : Tu as ratissé le marché à la recherche d’un remplaçant pour 2011 ?

- Igor GG : Non, c’est impossible. Beñat, comme Samuel ou Igor n’a pas de remplaçant sur le marché. C’est notre problème. Les autres équipes, si elles n’ont pas un coureur, elles en auront un autre plus important encore. Elles ratissent le marché et elles prennent un italien, un tchèque... Notre grande force c’est que nos coureurs sont tous basques et c’est, en même temps, notre grande faiblesse au moment des recrutements. Maintenant Beñat est parti, mais si Samuel et Igor étaient aussi partis... Nous n’aurions plus rien.

Traduit d’un article en espagnol paru sur deia.com


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