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Egoi Martinez : "C’est mon dernier contrat pour lequel je ne penserai qu’au cyclisme"

mercredi 18 août 2010

Egoi Martinez profite des derniers jours en famille avant de partir pour la Vuelta a España qui s’élance de Seville. Interview d’un des piliers de l’équipe.


- Gara : On travaille plus tranquillement une fois son contrat renouvelé.

- Egoi : On travaille plus tranquille et plus motivé. C’est important d’avoir l’assurance que pour les deux prochaines années, l’équipe a confiance en toi.

- Gara : Miguel Madariaga a dit pendant des mois que ce serait compliqué, et envisageant même la possibilité d’abandonner l’UCI ProTour... Tu as eu peur pour ton avenir à un moment ?

- Egoi : La situation a été plus compliquée que les autres fois, pas seulement pour nous. Il aurait pu arriver que les choses tournent mal et il fallait se préparer à cette possibilité. Mais avant le Tour déjà il y a eu des nouvelles très positives et encore plus pendant le Tour. Ce sont des moments où les coureurs peuvent encore être tranquilles. Nous pouvons être contents parce que ça s’est résolu à temps et bien en plus.

- Gara : Au final, on a reconduit le contrat d’un coureur sûr, Samuel ; d’un coureur en pleine confirmation, Anton ; d’une promesse, Sicard ; d’un bosseur, Ruben... Quel rôle te donne-t-on à toi ?

- Egoi : Celui de travailleur. J’ai eu mes opportunités et mes beaux moments, et j’espère qu’il y en aura encore d’autres, je crois que j’ai le niveau pour, mais surtout, je suis un travailleur. C’est ce que j’ai toujours été, je que je fais le mieux et ce pour quoi ils ont reconduit mon contrat.

Chaque coureur a ses qualités. Nous aimons tous briller personnellement, tous les "gregarios" aiment vivre le moment de leur carrière. Mais moi, je suis un coureur très régulier qui a du mal à gagner, aussi je me suis dédié à un autre type de travail qui m’a servi pour que ça aille bien et pour qu’on compte sur moi.

- Gara : Tu es aussi un des vétérans. Dans le cyclisme, c’est un plus ou est-ce que les jeunes vous regardent de haut ?

- Egoi : Je crois que c’est un plus et, de fait, dernièrement on a vu que les coureurs vétérans marchent bien et on leur fait confiance. Mais il faut savoir courir, savoir s’entretenir, garder l’envie... Au moment où tu perds l’envie, l’âge pèse très lourd, parce que tu commence à avoir envie de faire autre chose, tu as une famille... Et alors le rendement baisse et les jeunes ne te laissent aucune chance.

- Gara : Tu as un contrat et on te voit donc assuré et avec envie. Mais à 32 ans, ne pense-t-on pas à une vie hors des routes ?

- Egoi : Bien-sûr. C’est mon dernier contrat pour lequel je ne penserai qu’au cyclisme, uniquement et exclusivement avec l’envie d’être coureur cycliste. Pendant ces 2 ans, je me donnerai à 100% au vélo. Après, nous verrons année après année. On verra si je garde le niveau, qu’on continue à me faire confiance, que ce monde m’apporte toujours quelque chose ou si je dois penser à faire autre chose. Mais avant il y a deux ans pendant lesquelles je sais que je veux continuer à être coureur cycliste.

- Gara : Un autre symptôme qui montre que les années passent, c’est quand on comence à regarder derrière soi. Que vois-tu quand tu le fais ?

- Egoi : Je vois que j’ai des choses qui me font me sentir bien. C’est clair qu’il m’a manqué une pointe d’explosivité, de vitesse et de qualité pour avoir remporté plus de choses. Il y a eu des moments où j’ai rêvé que je l’avais et maintenant je suis conscient que je ne l’ai pas eue et que je ne l’aurai pas. Mais je reste satisfait parce que je crois que je ne pouvais pas faire plus : je m’entretiens énormément, je vis pour le vélo, je fais les choses du mieux possible et je n’ai rien à me reprocher. Je suis fier du travail que j’ai fait et content de ce que j’ai obtenu.

- Gara : Tu ne perds pas l’espoir. On a l’habitude de t’entendre dire que tu veux gagner une étape du Tour.

- Egoi : A chaque fois que j’irai au Tour, je tenterai de gagner une étape, parce que c’est le maximum que je puisse obtenir, mais il faut être conscient que la normalité est de ne pas gagner. J’en suis passé près plusieurs fois et cette année, qui est celle où j’arrivais au mieux, c’est là que j’ai été le plus loin d’y arriver.

- Gara : En plus, tu étais parmi les meilleurs candidats pour le maillot de la montagne. Que s’est-il passé ?

- Egoi : Nous avons couru différemment, travaillant pour Samuel, mais surtout je n’étais pas si bien. Pour disputer la montagne il faut prendre beaucoup d’échappées et pour prendre beaucoup d’échappées il faut être très bien. Si les jambes ne fonctionnent pas, il est impossible de lutter pour un objectif si compliqué.

- Gara : La Vuelta ne te réussi pas mal. Ca peut être l’occasion de te rattraper.

- Egoi : J’espère. Septembre m’a toujours bien réussi. J’y vais motivé, conscient du fait que nous allons travailler pour Igor à 100%, mais aussi du fait que j’aurais des possibilités. Au Tour j’ai bien travaillé, mais je ne suis pas satisfait. Espérons que je puisse me rattraper.

Traduit d’un article en espagnol paru sur gara.net


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