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L’embûche est au coin de la rue pour Euskaltel Euskadi

mardi 20 juillet 2010

Alors que Samuel Sanchez se bat pour gagner une place méritée sur le podium du Tour de France, l’équipe lutte pour rester dans le ProTour en 2011.


N.B. : Les informations sur les renouvellements de contrats figurant dans cette article n’ont rien d’officiel et n’engagent que le journal qui les a publiées.

Le germe fondateur de l’équipe Euskaltel Euskadi, c’est le Tour de France. D’abord, il fallait y débuter ; ensuite gagner une étape. Et maintenant, prétendre au podium à Paris avec Samuel Sanchez. Il est 3e au général et il fait partie des 4 meilleurs du Tour : lui, Contador, Schleck et Menchov. S’il arrive à prendre une place sur le podium des Champs Elysées, il touchera le sommet historique de l’équipe.

Cet exploit se déroule en parallèle d’un paradoxe : l’équipe basque risque de perdre sa place dans l’UCI ProTour, la "Champions league" du cyclisme. "En août nous allons solliciter la licence ProTour, mais nous ne savons pas si l’UCI nous la donnera ou si elle nous affectera dans une catégorie inférieure. Nous devons être prêts à toutes les possibilités", signale Miguel Madariaga, président de la Fundacion Euskadi.

Euskaltel Euskadi a sa continuité quasiment assurée pour les deux prochaines saisons. "Maintenant il faut voir quelle équipe nous voulons". L’UCI prendra sa décision en octobre. Elle donnera la lise des élus, des équipes avec accès direct aux grandes courses de la saison. "Nous, nous devons terminer parmi les 17 premiers cette saison. Ainsi, le Tour, la Vuelta et les classiques sont assurés pour l’année prochaine", explique Miguel Madariaga à ce sujet.

Entre août et septembre, l’UCI rassemble les informations sur les équipes candidates. Il s’agit de renseignements économiques et sportifs. "Je crois que nous sommes en train de faire une saison extraordinaire sur le plan sportif", souligne Madariaga. Sur le plan économique, c’est autre chose. "Nous avons un déficit pour les deux prochaines années. J’essaie de le régler. Si on ne peut pas, nous devrons adapter l’équipe aux circonstances. Il ne faut pas s’alarmer face à la possibilité de descendre de catégorie" précise-t-il.

Adapter l’équipe, ici, est synonyme d’ajustements au niveau des coureurs appartenant à l’équipe. "D’ici à la fin de l’année, il y aura de très grand changements dans l’équipe. Les recrutements et les renouvellements de contrats dépendent d’Igor (Gonzalez de Galdeano)".

Déjà, il y a des contacts, des négociations et même un désaccord. Une des perles de l’équipe est Romain Sicard, Champion du Monde Espoirs. En France, ils l’attendent. Ils veulent le voir sur le Tour. S’il continue chez Euskaltel, il sera la clé pour la Grande Boucle. "Romain nous a appelé pour nous dire qu’il veut continuer avec nous. Sicard ne va pas partir", tranche Madariaga.

Et Igor Anton ? "Il nous a dit qu’il souhaite continuer parce qu’il sait que nous avons parié fortement sur lui et qu’il n’a pas répondu comme il l’aurait souhaité". Et Samuel Sanchez ? "C’est un très grand coureur. Et je crois qu’il ne va pas nous poser problème. Je le connais bien. Sûr", avance le président de la Fondation Euskadi.

Il reste Beñat Intxausti, un des meilleurs de sa génération. Là, il y a embrouille. "Si le représentant d’un coureur, sachant que nous avons assuré l’avenir pour 2 ans, te demande un contrat de 3 ans et en plus avec un salaire qui est très loin de ce que nous pouvons offrir, que penserais-tu ? S’il veut rester, il a sa place. Il doit avoir envie de rester pour le faire".

En pleine lutte pour une place sur le podium à Paris, Euskaltel Euskadi se bat pour son avenir : en première ou en deuxième division. En 2011, en plus, la Vuelta a España reviendra en Euskadi, son berceau. Motivation supplémentaire. "Les supporters basques doivent voir ce retour d’un bon oeil. Moi je le vois comme ça".

Traduit d’un article en espagnol paru sur elcorreo.com


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