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Samuel Sanchez, l’oublié

jeudi 15 juillet 2010

Provisoirement troisième à la sortie des Alpes, l’Espagnol Samuel Sanchez ne fait guère parler de lui depuis le départ du Tour de France. En route pour une place sur le podium final à Paris, le leader de la formation Euskaltel-Euskadi semble en effet se faire oublier sur les routes françaises, malgré des résultats réguliers sur les courses par étapes.


Membre de la formation Euskaltel-Euskadi depuis ses débuts chez les professionnels en 2000, Samuel Sanchez n’a jamais fait énormément parler de lui. Pourtant, à 32 ans, le coureur espagnol est capable de réaliser des performances notables, comme en témoigne son titre olympique décroché à Pékin en 2008, ou encore ses deux podiums sur le Tour d’Espagne, respectivement en 2007 puis 2009. Malgré un début de Tour de France prometteur, Samuel Sanchez continue d’avancer dans l’ombre, mais il ne serait en réalité pas si étonnant de retrouver l’Espagnol sur le podium protocolaire des Champs-Elysées.

Hors-délais pour ses débuts

Samuel Sanchez a connu des débuts compliqués sur les routes de la Grande Boucle, l’Espagnol arrivant hors délai au Plateau de Beille en 2002 pour sa première participation, puis une nouvelle fois l’année suivante, cette fois-ci sur les hauteurs de l’Alpe d’Huez, le jour-même où son équipier Iban Mayo avait dynamité l’épreuve. Rapidement pourtant, Samuel Sanchez s’est révélé être un coureur d’avenir, avec de nombreuses places d’honneurs sur les courses par étapes telles que Paris-Nice (9e en 2003) ou le Tour du Pays-Basque (3e en 2003), mais aussi sur les classiques comme Liège-Bastogne-Liège ou il se classe sixième en 2003 puis quatrième l’année suivante. Cependant, il faut attendre 2005 pour voir Samuel Sanchez lever les bras sur une course professionnelle, à l’occasion de la 13e étape de la Vuelta. Depuis, Samuel Sanchez a tracé son chemin, et pris la troisième place du Tour d’Espagne en 2007, avant d’échouer à la seconde place de son Tour national l’an passé, à 55 secondes de son compatriote Alejandro Valverde. La meilleure performance du protégé d’Igor Gonzalez de Galdeano sur le Tour de France reste une sixième place en 2008, pour la seule édition de la Grande Boucle qu’il a terminé jusqu’à présent. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir des arguments.

Leader unique

Si la formation Euskaltel-Euskadi a toujours emmené de nombreux grimpeurs sur les routes du Tour de France, et ce depuis l’apparition de la formation basque sur le Tour de France en 2001, Samuel Sanchez semble être le seul à pouvoir faire briller son équipe sur la Grande Boucle cette année. En l’absence d’Igor Anton, et après l’abandon d’Amets Txurruka, l’une des cartes maîtresses de cette équipe, tous les espoirs basques semblent en effet reposer sur le seul Samuel Sanchez, qui peut s’appuyer malgré tout sur des coureurs d’expérience tels qu’Egoi Martinez ou encore Inaki Isasi, seul rescapé avec Samuel Sanchez, de l’équipe Euskaltel-Euskadi lorsque qu’elle avait participé pour la première fois à la Grande Boucle il y a neuf ans. Il faut dire que le départ d’Haimar Zubeldia l’an passé puis le contrôle positif de Mikel Astarloza sur la précédente édition du Tour de France n’ont fait que confirmer la place de leader unique qu’occupe désormais Samuel Sanchez dans cette équipe. D’ailleurs, le classement UCI Pro Tour de 2009 le prouve, Samuel Sanchez ayant marqué à lui tout seul plus de la moitié des points des oranges l’année dernière.

Des limites ?

Certes leader unique de sa formation, Samuel Sanchez n’en est que plus isolé, plus encore après les abandons de Juan-José Oroz et Amets Txurruka en première semaine de course. Les grimpeurs Egoi Martinez, Ruben Perez ou Gorka Verdugo pourraient tout de même servir de rampe de lancement dans certaines étapes pyrénéennes, à condition de partir de loin, ces derniers étant sans doute incapables de suivre le rythme des meilleurs bien longtemps dans les ascensions les plus difficiles de la Grande Boucle. Samuel Sanchez n’a pas non plus une très grande expérience de la course, qu’il n’a terminée qu’à une seule reprise. Deux points qui pourraient peut-être condamner Samuel Sanchez en fin d’épreuve.

Un gros début de saison en préparation du Tour

Régulier depuis le début de l’année (5e du Tour d’Algarve, 4e de Paris-Nice, 4e du Critérium International, 7e du Tour du Pays-Basque puis lauréat de la Klasica Primavera), Samuel Sanchez a consacré toute sa première moitié de sa saison à la préparation du Tour de France, et a terminé, sans faire de bruit, dans le Top 5 de toutes les épreuves auxquelles il a participé cette saison, hormis le Critérium du Dauphiné-Libéré. L’Espagnol est ainsi arrivé au départ de la Grande Boucle avec 31 jours de course dans les jambes. A titre de comparaison, il n’en comptait que 19 au moment de prendre part au Tour en 2008. Très discret donc sur le Dauphiné-Libéré en juin dernier (18e du général) puis sur la première semaine du Tour, l’Espagnol est le seul coureur capable de répondre à l’offensive d’Andy Schleck dans le final de la 8e étape du Tour, sur les hauteurs de Morzine. Finalement battu par le coureur luxembourgeois au sprint, Samuel Sanchez a malgré tout confirmé qu’il montait en puissance sur ce Tour de France. Deux jours plus tard, le leader des Euskaltel-Euskadi est une fois encore l’unique coureur à limiter la casse face au duo composé d’Alberto Contador et Andy Schleck. Seul dans les trente derniers kilomètres de l’étape, Samuel Sanchez limite cependant la casse et se replace ainsi en troisième position du classement général après les neuf premières étapes.

Redoutable en troisième semaine

Déjà en évidence à l’occasion des étapes alpestres, Samuel Sanchez devrait se montrer encore plus à son aise lors de la venue du Tour de France dans les Pyrénées. À l’instar de son compatriote Carlos Sastre, Samuel Sanchez semble monter en puissance au fil des jours sur un Grand Tour, comme en témoignent par exemple ses trois victoires d’étapes lors de la dernière semaine du Tour d’Espagne 2007, sa seconde place à l’Alpe d’Huez il y a deux ans en fin de Tour de France, ou encore sa deuxième place dans le dernier contre-la-montre de la Vuelta l’an passé, à la veille de l’arrivée finale. Le parcours pourrait lui aussi convenir à Samuel Sanchez, avec notamment l’arrivée sur les hauteurs de Mende, ou il a déjà pris la deuxième place cette année à l’occasion de Paris-Nice, battu par le seul Alberto Contador. De surcroît, Samuel Sanchez pourrait également profiter de ses talents de descendeur lors de certains finals d’étapes, avec notamment l’arrivée à Bagnères-de-Luchon, suite à la descente du Port de Bales, l’espagnol étant sans doute le meilleur descendeur de tous les favoris à la victoire finale sur ce Tour de France. Egalement bon rouleur, il devrait même reprendre du temps à une grande partie de ses rivaux sur les routes de Pauillac. Enfin, nul doute que le public basque, qui sera très nombreux à chacune des étapes pyrénéennes de cette Grande Boucle, sera un atout supplémentaire pour Samuel Sanchez, survolté à l’idée de monter sur le podium du Tour de France à Paris. Ce qui ne l’empêche pas de rester modeste : "Il est important de rester calme et de voir au jour le jour. Le chemin est encore très long jusqu’à Paris, et il est primordial de garder les pieds sur terre" (fundacioneuskadi.com). S’il est aujourd’hui encore oublié par bon nombre de suiveurs dans la liste des favoris au podium final, malgré ses podiums sur la Vuelta et son titre olympique, Samuel Sanchez sera très certainement l’un des hommes forts de cette deuxième partie de Tour de France 2010, et pourrait même éventuellement profiter du marquage entre Alberto Contador et Andy Schleck pour aller chercher une victoire, voire mieux au général.

Article initialement paru sur cyclismag.com


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