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Ruben Perez : "Quand ton leader gagne, tu es très content, mais là c’est différent"

mercredi 2 juin 2010

Après sa victoire lors de la première étape de la Bayern Rundfahrt et alors qu’il s’élance aujourd’hui sur les routes du Tour du Luxembourg, Ruben Perez répond à une interview.


- Gara : La victoire de la semaine dernière a peut-être été encore plus agréable parce que difficile à obtenir.

- Ruben : Ca fait 6 ans que je suis professionnel et l’année dernière, je suis passé tout près, mais je n’ai pas réussi. J’avais très envie et je commençais presque à penser que j’avais perdu ma chance. Aussi, même si je ne sais pas exactement ce que ressentent les autres quand ils gagnent, j’en ai beaucoup plus profité.

- Gara : On dit que le plus difficile, c’est de commencer. On va voir Ruben Perez en gagner d’autres ?

- Ruben : J’en serais ravi, mais je suis un coureur d’équipe. J’ai été recruté pour travailler et c’est ce que je sais faire. Bien-sûr, j’aimerais gagner, mais je n’oublie pas quel est mon travail. Ce que je dois faire, c’est travailler pour l’équipe et si, en plus de ce travail, une chance se présente, j’essaierai à nouveau de la saisir.

- Gara : Il y a beaucoup de bons co-équipiers qui se retirent avec le palmarès blanc, mais qui savent que les victoires de leur leader sont aussi les leurs. Mais je suppose que ce n’est pas pareil.

- Ruben : J’ai travaillé pour des coureurs qui ont gagné et ça fait très plaisir, parce que ce sont tes co-équipiers et parce que tu sais que tu as contribué à cette victoire. Mais ce n’est pas la même chose. Quand tu gagnes toi, la satisfaction est plus grande, tu es le protagoniste... c’est différent.

- Gara : Et ça encourage pour les courses suivantes.

- Ruben : Oui, mon moral est à fond. Maintenant, je démarre avec beaucoup d’espoir au Luxembourg, et après j’irai au Tour, qui en principe sera le point fort de ma saison.

- Gara : Tu as déjà pensé à l’endroit où tu t’échapperas ?

- Ruben : Cette année sera différente parce qu’il y a Samuel et nous essaierons sûrement de faire un bon classement général. Mais malgré cela il y aura de nombreux jours où je devrai aller à l’avant.

- Gara : Ces centaines de kilomètres que vous accumulez en tête de course, toi et tes co-équipiers, sont très appréciés et pas seulement ici. Mais ce qu’on retient, ce sont les victoires.

- Ruben : C’est vrai, et on s’échappe pour gagner, mais ce n’est pas facile. Tu passes énormément de kilomètres à t’épuiser, le peloton peut mettre de nombreuses équipes à rouler pour te reprendre... Mais il faut aussi prendre en compte que ces échappées sont un intérêt, ce sont des heures de télévision, c’est de la bonne publicité... Et en plus, les heures que tu passes toi à l’avant, allègent le travail de ton équipe dans le peloton.

- Gara : Cette année, en plus, vous irez avec moins d’anxiété. Vous avez déjà 6 victoires.

- Ruben : Nous ne sommes pas une équipe qui gagne beaucoup de courses, mais cette année, nous en avons déjà 6 et nous ne sommes qu’à mi-saison. Et en plus, ce sont des coureurs différents qui les ont obtenues.

- Gara : Oui, on le remarque. C’est un hasard ou est-ce qu’il y a quelque chose qui a changé ?

- Ruben : Non. C’est vrai que normalement, dans les équipes, il y a un ou deux coureurs qui gagnent et cette année, seul Samuel a gagné deux fois. Mais rien de plus, les choses se sont bien passées. Nous faisons un très bon travail en équipe, mais nous avons toujours été une équipe qui travaille en harmonie, qui est très bien organisée... Les choses nous réussissent, c’est tout.

Traduit d’un article en espagnol paru sur gara.net


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