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Romain Sicard : "Savoir déconnecter pour récupérer"

samedi 8 mai 2010

Entretien avec le représentant d’Iparralde au sein de l’équipe orange, à l’issue de sa première partie de saison.


Romain Sicard a pris récemment la 8e place du contre-la-montre du Tour des Asturies. Un exercice qu’il affectionne et sur lequel, il progresse régulièrement. Retour avec le coureur sur son dernier mois à l’occasion duquel, il a pris également part à la Subida al Naranco, épreuve où il a connu son premier succès chez les professionnels, l’an passé.

"Paris-Roubaix s’est moyennement bien passé pour moi dans le sens où j’ai dû abandonner au kilomètre 200, au deuxième ravitaillement. J’étais mal placé et il y a eu une chute dans le peloton avant la tranchée d’Arenberg et je me suis retrouvé dans le 3e peloton à l’approche de la tranchée. J’en suis ressorti assez loin et je me suis résolu à arrêter la course. Je reste satisfait car j’avais un premier objectif personnel qui était de passer la tranchée d’Arenberg car c’est un mythe du cyclisme et c’est toujours intéressant de pouvoir se dire qu’on l’a fait.

Les bons souvenirs remontent

A la suite des classiques, il a fallu penser à bien récupérer. J’ai passé 15 jours sans courir avant de participer au Grand Prix de Llodio (24 avril), à la Vuelta de La Rioja (25 avril) et à la Subida al Naranco. La première semaine je me suis reposé et la seconde, j’ai effectué un travail de fond afin de me préparer pour les courses qui arrivaient. J’avais déjà participé aux trois l’an passé et les souvenirs reviennent lorsque l’on se retrouve au départ, même si les circonstances sont différentes. Ce sont des courses dont j’affectionne les parcours et j’étais content d’y retourner. Au départ de la Subida al Naranco il y avait peut être un peu plus de motivation que sur les autres. C’est une course que j’ai remporté l’an dernier, ma première chez les pros et les bons souvenirs remontent, avec l’envie de bien faire. Comme l’an passé je me suis glissé dans la première échappée mais nous nous sommes fait reprendre après le premier grimpeur. Un groupe d’une vingtaine de coureurs est ressorti et est allé au bout. On avait des coureurs à l’avant et j’ai travaillé pour l’équipe à contrôler le peloton. Je ne sais pas si le fait d’avoir gagné la course l’an passé à fait que j’étais surveillé. Il faudrait demander aux adversaires ! (rires) Peut être que porter le dossard un leur a permis de savoir qu’effectivement, j’avais remporté la course mais il y en avait bien d’autres à surveiller avant moi !

C’est en participant que l’on progresse

Le lendemain se déroulait le Tour des Asturies, une course par étapes, exigeante, avec un contre-la-montre où j’ai pris la 8e place. Le contre-la-montre est un paramètre qui joue souvent un rôle important dans les épreuves et j’essaie de m’améliorer sur ce type d’efforts. Ça demande une certaine expérience dans sa gestion de l’effort, sa concentration. Il faut être à chaque fois à 100% dedans pour les réussir. Pour l’instant, je n’ai pas eu l’occasion de travailler les chrono de façon spécifique mais lorsque j’ai l’opportunité d’en faire un sur une course, j’y participe à 100%. C’est en participant que l’on progresse le mieux. Même si, le travail spécifique que je fais sur le plat m’aide également pour ce type d’épreuve.

Profiter et penser à autre chose pour récupérer

Pour l’instant, je gère mes charges de travail, petit à petit. Les charges sont plus importantes qu’auparavant car les courses sont plus longues et demandent plus de condition physique. C’est le sentiment que j’ai à l’heure actuelle. Cela fait 4/5 mois que j’évolue dans l’équipe et je me rends compte que les épreuves sont plus exigeantes et engendrent plus de fatigue après. Les courses sont peut être parfois moins nerveuses que lorsque l’on est en amateurs. Mais, ce qui entre en compte ce sont les distances et l’enchainement des jours de course. En Belgique, c’était encore différent car les courses étaient éprouvantes physiquement et mentalement. Il fallait savoir être et savoir rester concentré. Pour mieux gérer tout ça, au sein de l’équipe on travaille également beaucoup sur la récupération. Ça commence par savoir déconnecter du vélo une fois les courses terminées, penser à autre chose que le vélo, profiter…

Travailler en amont pour progresser

Actuellement, je ne cours pas. Je reprendrai fin mai en Allemagne avec le Bayern Rundfahrt. Je devais courir le Tour de Picardie mais finalement, il y a eu un changement. On fait en fonction des effectifs de l’équipe et comme le Bayern Rundfahrt est une course qui arrive assez vite après le Tour de Picardie et qu’elle est exigeante, le temps de récupération était assez court et je ne disputerai pas les deux. Il ne faut pas oublier le Dauphiné Libéré qui arrive après et qui sera également une épreuve importante dans mon calendrier. J’ai régulièrement des coupures de 15 ou 20 jours sans courir mais je suis toujours motivé pour aller m’entrainer. Ça ne me gène pas d’avoir ce genre de coupures. Il faut dire que maintenant, j’y suis habitué. L’an passé je fonctionnais déjà de cette façon là. Cela me permet de récupérer en fraicheur. L’entrainement est une phase très importante et il faut travailler en amont pour progresser sur les épreuves. Celles qui arrivent sont assez exigeantes avec des contres la montre notamment et j’espère pouvoir bien récupérer des dernières courses pour essayer d’arriver dans de bonnes conditions".

Article paru sur cyclismag.com


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